Vietnam 🇻🇳 Hanoï city

Par une fausse manip’, j’ai perdu tous les brouillons des articles que j’avais commencé… ça aura l’avantage sûrement de rendre ceux à venir plus concis, mais je risque d’y perdre en précision !!!

Ils ont même un millenium Falcon chez ANA !!!

C’est un vol avec la compagnie japonaise ANA (All nippon Airways) qui m’a conduite à Hanoï. Les tenues des hôtesses étaient très mignonnes, de couleurs pastels roses ou bleues, avec un joli tablier à fleurs ! Tout le monde était souriant et agréable, vol ponctuel, repas très bon. Je l’ai prise également sur le Manille-Tokyo et c’est une compagnie que je recommande !

Pis une glace Hagen Das en dessert 😻

A mon arrivée, j’ai directement été prise en charge à l’aéroport par l’équipe de « Childfund », l’organisme associatif qui me permet de parrainer un petit garçon, Long, dans le Nord du pays. J’y reviendrais dans un prochain article.

Je n’ai, durant ce séjour au Vietnam, eu à gérer aucune réservation ni rien du tout : j’ai voyagé avec Vietnam Dragon travel, une petite compagnie de voyage basée à Hanoï. J’avais trouvé de très bons retours sur internet concernant cette compagnie, qui réalise autant des voyages groupés que du voyage sur mesure.

De manière générale, c’était une très bonne idée de confier la préparation de mon voyage à mle Han : c’était un gain de temps, ça m’a permis de toujours être accompagnée d’un guide francophone ou anglophone et donc de pouvoir vivre pleinement ce voyage, en pouvant questionner les personnes notamment. Le séjour était personnalisé, puisque j’avais échangé avec eux dans de nombreux mails afin d’être au plus près de ce que je souhaitais. C’est une formule que j’avais déjà utilisé au Nicaragua, et que j’avais vraiment apprécié. En étant seule avec le guide, cela a aussi permis de réajuster les programmes, voir d’en changer totalement.

J’ai donc commencé mon séjour à Hanoï. Je dois dire que ça n’a pas été une grande réussite, et j’ai dès le premier jour eu un gros coup de stress : l’agence a t’elle réellement compris ma démarche ? J’ai demandé un séjour qui sortait des sentiers battus, plus authentique et moins touristique, et me voilà à suivre le parfait programme du brave touriste ! Je me retrouve dans des temples, au milieu de bus de chinois qui grimpent sur les statues centenaires pour faire des selfies, parlent super fort, me bousculent, n’ont aucun respect. Je caricature (ou pas…), mais j’étais vraiment frustrée. La première journée (catastrophique) passée, je fais le point avec ma guide, puis avec l’agence, pour être sure que toute la suite du séjour ne soit pas sur ce ton là. La réponse est que ces monuments valent vraiment le détours : je spécifie que je préfère en faire de moins beaux et emblématiques, mais que je puisse les savourer pleinement. La suite sera bien mieux, et le fait d’être en saison basse aide également.

Hanoï, donc… C’est une ville très vivante, bruyante, bondée de monde, les rues envahies d’un concert incessant de scooters klaxonnant. Les trottoirs sont parsemés de petits vendeurs de nourriture (délicieuse et pas chère !! Même pas de tourista avec ça !), les magasins ouverts regorgent de petits trésors à moindre coût, je me fais masser durant une heure pour 7€, c’est très sympa mais… Très stressant pour circuler, même traverser une route à pieds relève de l’exploit ! (Mot d’ordre : survivre. Tu traverses, c’est les mobylettes qui t’évitent.). C’est également très très pollué, autant d’un point de vue respiratoire, que par cet espèce de nuage de smog cracra qui gâche la vue.

Je vous mets quelques photos de la première journée, voilà le mausolée d’Ho Chi Minh et sa résidence (« c’est notre pépé à tous, on l’aime de tout notre cœur, et c’est un honneur d’aller voir son corps trempé dans du formol de temps en temps ! ». Bin oui, c’est évident, qui ne rêve pas d’aller boire un verre avec le cadavre du grand-tonton ? Je suis cynique, mais certaines personnes font soi preuve de beaucoup d’hypocrisie, soient sont sérieusement bien endoctrinées à la sauce du parti unique !! Il faut dire qu’ils ont resserré les lois encadrant internet, la presse, et qu’il ne fait pas bon de se montrer opposant au régime communiste là bas !)

Le musée ethnologique, inauguré par Jacques Chirac, présente les différentes ethnies du Vietnam. C’est un pays très riche culturellement, qui compte pas moins de 54 ethnies ! L’ethnie Viêt, originaire du nord du pays, est majoritaire (dans les 80% de la population), mais on trouve aussi beaucoup d’ethnies descendant de khmers, de thaïs, du royaume du Champa, de Hmong, Muong, Tays, …… Ce musée me tentait énormément, mais la foule y est tellement dense qu’il est difficile d’approcher de quoi que ce soit, certains groupes sont terriblement bruyants, bref, on a écourté la visite car je me sentais l’âme meurtriere. Une petite partie extérieure montre les habitats traditionnels, elle est boudée des groupes et est donc plus agréable.

J’ai également visité un temple très connu, la pagode de la montagne de jade. Elle se trouve sur un petit îlot, au milieu du lac Hoàn Kiêm. C’est un temple confuceanotaoïste, édifié au XV eme siècle. Il est très beau et photogénique, mais la foule qu’il attire fait perdre à ce magnifique lieu son côté magique. Je pense qu’il faut venir très tôt le matin pour vraiment l’apprécier, et admirer la vue sur la Tour de la tortue, sur un autre îlot du lac. Pour la petite histoire, une tortue géante vivait dans ce lac jusqu’en 2016. Il parait aussi qu’un empereur du XIVeme siècle a reçu d’un pécheur une épée pêchée dans ce lac, qui lui a permis de chasser les chinois du pays, et qu’une tortue lui a demandé de la restituer à la fin de la guerre. Voilà voilà !

Le temple de la littérature est un temple confucéen, le plus grand des mausolées confucéens du pays également. Il a été fondé en 1070, sans réel but religieux mais plutôt une visée d’académie où les fils de sang royal, de mandarin ou d’aristocrates venaient étudier. Ce but académique a persisté jusqu’en 1915. Il a été restauré de nombreuses fois.

En vrac, nous avons également été visiter un petit temple de quartier à ma demande, manger dans un resto de quartier, et plein de petites choses… à voir en photos !

Ça doit être une chouette ville, mais je n’ai personnellement pas apprécié, du fait de la pollution et du tourisme de masse. Encore une fois, je sais que j’en demande beaucoup, mais ce n’est pas ce que je recherche. J’étais bien contente d’en partir après 36 heures !!!

Nara, ses biches et ses origamis.

Après Nikko, nous nous dirigeons vers Nara. Il nous faudra prendre 4 trains afin d’y arriver, en 5h. On arrive donc le soir dans un chouette hôtel (nous sommes surprises du standing étant donné le prix très acceptable). Tout les sols sont en tatamis, on retire nos chaussures dans le hall de l’hôte, l’hôtesse nettoie les roues de nos valises, et direction une jolie petite chambre. Nous n’aurons malheureusement pas accès aux bains publics de l’hôtel à cause de nos tatouages.

Le soir, on mange dans un okonomiyaki (ils vous font cuire une espèce de galette avec es ingrédients de votre choix sur une plaque chaude au centre de la table.) Les voisins de table, un monsieur en particulier, étaient d’humeur très joyeuse et nous avons partagé leur saké. Retour en flânant dans une jolie petite rue pas trop fréquentée (Nara compte 365.000 habitants mais reste une petite ville à taille humaine, sans buildings.).

Le lendemain, nous avons une courte journée puisque nous devons repartir autours de 16h30, donc visite express du parc de Nara, où se trouvent les temples que nous voulons voir, et où déambulent librement quelques 1200 cerfs et biches ! (Considéré comme sacré jusqu’à dans les années 20, il a élu domicile dans ce parc où les nombreux touristes viennent les nourrir. Il a été mangé durant la 2nde guerre mondiale, et depuis peu il est chassé/régulé dans certains coins, car il fait du dégât.)

Un guide gouvernemental nous accoste, et finalement nous accompagnera gratuitement toute la journée, avec explications en anglais à la clef ! Il était très sympathique ! Les photos sont un peu en vrac désolée !

On a fini par un petit saut à l’office du tourisme, où il y avait une petite démo d’origami et des essayages de costume, encore une fois gratuite. Nara mise beaucoup sur le tourisme, espérons qu’il sera tout de même régulé.. Je vous en parlerais sur l’article de Kyotô, mais ça ne se passe pas forcément toujours bien pour ces villes traditionnelles et de valeurs qui attirent un peu trop d’en touristes pas toujours très respectueux.

En tous cas, c’était un super moment – encore –

SPM, 3 années après.

Ce vendredi, cela fera 3 ans que j’ai posé le pied à Saint-pierre et Miquelon. 

Après les premiers mois d’euphorie et de contemplation, je dois dire que je me suis habituée à cette vie sereine et sans trop de nuages. J’ai pris racine sur ces îles que l’on dit hostiles par leur climat et leur enclavement, mais dont on ne peut que vanter la chaleur et l’authenticité des habitants.

Je ne referais pas ici une nouvelle éloge de l’archipel, ou du moins pas à travers de longs écrits plein de superlatifs. Un petit méli-mélo de quelques photos s’en chargera tout aussi bien !!

L’archipel est un terrain de jeu fantastique pour les photographes, les peintres; Un lieu d’inspiration sans fin pour quiconque se sent une âme d’artiste. 

Un nouvel hiver s’installe, la neige est arrivée tôt et nous a ravis (enfin, pas tous…) avec ses beaux bérets basques ! Ici, on dit qu’il tombe des bérets basques les rares fois où la neige tombe verticale, de beaux gros flocons qui viennent paisiblement couvrir le sol, pour le plaisir des yeux ! Ceci par opposition avec le poudrin, ces tempêtes de neige accompagnées d’un vent intense et glacial, qui vient nous congeler instantanément la peau si on a le malheur de mal s’être couvert. On marche sur place face à des rafales de parfois 70 noeuds, les congères viennent entraver les routes, les portes se retrouvent inaccessible car le vent a poussé toute la neige contre. Un vrai bonheur ! Mais je mentirais si je disais que je n’aime pas ce côté « extrême » et l’ambiance de ces jours de poudrin (particulièrement quand je suis au chaud sur mon canapé, le chat sur les genoux !) 

Il y a tout de même eu beaucoup de vent sur ce début d’hiver, avec d’importants dégâts. La météo change, partout dans le monde, surprenant même les plus aguerris. 

On prend ses marques, et on se cristallise.

Je ne suis à la base pas une fan de la stabilité, principalement géographique et professionnelle. Oui, mais partir où, pour faire quoi ?

Je suis tellement paisible ici, que j’en deviens frileuse, et que j’ai du mal à me dire qu’il faudrait quitter ce cocon doré un jour pour affronter de nouveau le stress d’ailleurs. Bien que ça me manque de ne pas pouvoir aller visiter des châteaux, des musées, faire des restos différents toutes les semaines; Chacun de mes retours en métropole est un rappel de tout ce qui ne me manque pas, dont je ne veux plus. Je ne sais pas si les gens sont devenus fous ou si je suis devenue déconnectée de la réalité. 

J’ai l’impression que la bienveillance et la confiance sont devenues des valeurs à fuir, ou réservées pour des gens juges trop naïfs. Les gens ne sourient plus, sont sur la défensive, voir même s’attaquent verbalement d’une façon extrêmement violente à mon sens. L’exemple le plus parlant a été de louer une voiture et conduire en métropole au mois d Juin. Réveillez vous s’il vous plait, prenez le temps de respirer, soufflez un coup et relativisez. 

C’est votre santé et votre mental que vous malmenez. 

Bref, je m’égare. Je suis bien sur  cet archipel où les habitants des deux îles sont souriants, avenants et vrais. Pour le moment, j’y reste, et je vous invite à venir découvrir la vie d’ici, si vous avez besoin d’un retour aux sources !!