Janvier 2020 – Alberta (Ouest Canadien)

Le début de l’année ayant été assez agité et chargé, je n’ai pas pris le temps de vous partager les photos du dernier voyage en date, au Canada.

Surtout que ce voyage risque d’être un des derniers avant une longue période… J’ai très largement profité de mes aventures autour du monde, mon bilan carbone est catastrophique avec tous ces vols des dernières années… Il est temps de passer à une toute nouvelle aventure !

En janvier, donc, départ pour une semaine dans la province de l’Alberta, à l’ouest du Canada. Pour cela, une seule escale à Halifax.

Le choix de cette destination s’est fait notamment grâce a cette escale unique, et au prix de billet intéressant. 6h de vol tout de même pour traverser le Canada d’est en ouest !!!!

C’est une région très montagneuse, enneigée, connue pour ses stations de ski en hiver, et en été pour ses centaines de lac turquoise, à l’eau directement arrivée des glaciers.

C’est également la période où l’on peut espérer voir des aurores boréales ! Mais pour cela, il faut monter plus au nord.

Je ne vais pas tout détailler de ce road trip, mais plutôt vous faire profiter de toutes ces belles images…

La météo a été des plus capricieuses, avec des températures avoisinant les -40 °C, et des ressentis parfois jusqu’à -55 ! Même pour cette région montagneuse, ces températures ne sont pas du tout habituelles, ce qui fait que toute la province était en alerte et les activités suspendues.

Les cils gèlent en quelques secondes !

Dès la sortie de l’aéroport, première inspiration… Et là, la moindre fibre de l’intérieur de ta fosse nasale congèle instantanément ! Quelle agréable sensation… 🙄 Évidemment, cela limitera pour beaucoup les activités possibles. Hors de question de randonner toute une journée par ce froid polaire. Ce sera uniquement des petites marches d’une heure maximum, avec un gros équipement contre le froid, et des chaufferettes plein les poches.

De toute façon, avec les nausées matinales (qui durent toute la journée), déjà quelques kilos en moins sur la balance et une fatigue intense, mon état était peu compatible avec des exploits sportifs.

Au programme, découverte de la région montagneuse à l’ouest de l’Alberta : le parc national de Banff et le parc national de Jasper dans toute leur beauté.

Pas mal de nuages, rendant difficile l’observation de la chaîne de montagne.

Ce qui est impressionnant, et que j’ai adoré, c’est la promiscuité avec la faune sauvage. Tout au long de ce cette route de parc, on peut voir paisiblement gratter la neige sur les bords des routes wapitis, élans, chèvres de montagne, etc. un vrai régal pour les yeux ! Ils ne sont pas trop sauvages, et se laisse assez aisément photographier. De plus, les routes sont très peu fréquentées, l’observation est donc paisible.

Il y a également de magnifiques sculptures sur glace, puisqu’il y a dans la ville de Banff un concours international qui se déroule quelques jours après. La nature fait aussi de très belles sculptures vu le froid !

Au niveau des villes, il s’agit de station saisonnières. Elles sont très fréquentées l’hiver par les accros de la glisse, et encore plus en été, les parcs attirant énormément de randonneurs.

C’est l’occasion de faire un saut sur le lac d’Athabasca, entièrement gelé à cette période. Il est connu pour ses milliers de bulles gelées que l’on peut observer en marchant sur la glace. Superbe. Des centaines de kilomètres parcourus dans des paysages féeriques.

Sur la route !

Il y a également les petites randos vers les cascades gelées , des sculptures créées par les chutes sont à couper le souffle ! Magnifique, une fois encore !

Et, pour terminer, un saut jusqu’à Edmonton. C’est l’occasion d’assister au sport national, un super match de hockey avec une ambiance du tonnerre ! Et aussi de magasiner dans un énorme centre commercial.

En résumé beaucoup de route, énormément de froid, de très bon repas aussi, et surtout de belles images plein les yeux !

Philippines 🇵🇭 3 – Pamilacan

C’est une petite île qui se trouve en face de Baclayon, et où vivent près de 1500 personnes. 

Historiquement, c’était des pêcheurs et surtout des chasseurs de baleines, dauphins, raies, requins. Maintenant, ils vivent plutôt du tourisme, pour des tours d’observation des dauphines et baleines. Ils continuent à pêcher de façon subsidiaire. 

On part donc de très bonne heure en espérant voir des dauphins, le lever de soleil est magnifique. Le quai est tout pourri et super pète-figure, on embarque sur un petit bateau qui ne paie pas du tout de mine (c’est peu de le dire !!) avec deux locaux. 

On a failli perdre nos tympans durant la traversée dans cet engin au moteur pétaradant, qui menace de sombrer a tout moment, le tout sans même voir un seul dauphin. Chienne de vie. Du coup, on est bien content d’enfin débarquer, même si on aura sûrement des acouphènes pour les prochaines vingts années. 

Un vieux fort espagnol nous accueille, surplombant une magnifique plage de sable blanc. Les décors est superbe, nous croisons tout au plus une dizaine d’autre touristes (ce qui est assez rare par ici !) dont des plongeurs qui passent quelques jours pour découvrir les spots des alentours. 

La journée a été super, avec une marche qui nous fera traverser l’île de part en part (En plein cagnard et en cramant littéralement par contre !! Une vraie fournaise sans coins ombragés !!). Les maisons sont très typiques et photogéniques, des coqs magnifiques sont posés sur des branches tous les cinq mètres (accrochés, car le sport national ici est, je le déplore, le combat de coq !! Ça me désespère.), des cochons, des enfants qui jouent au basket, des petits bateaux de pêche dans des décors idylliques, … 

Tout est propice au calme et à la contemplation, c’est une journée très calme et sympathique après des jours de plongée et visites plus intensifs. On se fait des petits plaisirs avec massages et bon poisson frais au barbecue !!

L’île vaut bien le détours, en définitive, même s’il n’y a pas des tonnes de choses à en raconter !

Philippines 🇵🇭 2 – Bohol

Après s’être mis des étoiles plein les mirettes avec notre session de plongée intensive, on prend quelques jours pour explorer l’île de Bohol. On a pris un AirBNB, la Casita de Baclayon, dans le village de… Baclayon. C’est un couple de néo-zélandais qui sont venus s’installer ici à la retraite : la vie étant peu chère, tu es le roi du pétrole si tu viens t’installer ici avec ta rente.

Ils ont fait construire une demeure magnifique au sein de la forêt, en respectant au maximum les principes écologiques, énergie renouvelable, puits d’air pour éviter d’utiliser la climatisation, deux bassins, … Tout est ouvert ormis les chambres (enfin, elles ne le sont juste pas totalement.).

Ils embauchent un tas de locaux, principalement des mères célibataires, étudiants pour les vacances, personnes en difficultés, … Pour surveiller la maison, s’occuper de leurs très nombreux chats et chiens, cuisiner, jardiner, .. Mais aussi pour fabriquer des objets locaux en faisant perdurer les méthodes ancestrales. Leur fille, Émilie, était sur le point d’ouvrir un café où elle comptait vendre l’artisanat et l’œuvre des locaux.

C’est une maison magnifique, Sally, Graeme et Émilie nous ont accueillis avec chaleur et de manière à ce que l’on se sente à la maison, ils ont été de super conseil pour les visites et pour nous aider à organiser tout ça. La ville est assez centrale, c’est un bon point de chute pour visiter Bohol (pas pour les plongeurs en revanche).

Chocolate hills

Nous ne pouvions pas louper les chocolate hills, qui sont un attrait touristique majeur sur Bohol : nous avions vu avant des photos du lieu, et des avis contrastés…

C’est une formation de quelques 1268 collines en forme de cônes, couvertes de végétation (sa couleur brune à l’automne leur donnant leur nom), issue de l’accumulation de corail et coquillage au fond de la mer, avant que le mouvement tectonique ne les fasse émerger. Ces sédiments ont ensuite été sculptés par l’érosion.

Comme pour tout, le site a été sujet à trop de tourisme (Jeep entre les collines au détriment de la faune et la flore, notamment.). Maintenant, il y a un point de vue où l’on peut monter pour avoir un beau panorama, le même dont vous trouverez des centaines de photographies sur Google. Il est précédé d’une bonne quantité de marchés à grimper, et comme on a choisi la formidable heure où le soleil est au zénith, on arrive en haut puant, essoufflés et rouge pivoine. Il y a du monde autours, mais malgré tout on a la place pour regarder tranquillement la vue, entre deux perches à selfies.

Bon, c’est joli et atypique, il faut avouer. Mais étonnamment, je trouve que ça rend beaucoup mieux en photo que ce que l’on voit ! (Y compris sur mes propres clichés). On ne s’éternise pas deux heures, c’est à voir mais ça n’a pas d’intérêt de squatter trois heures ici.

Les tarsiers

Il y a sur Bohol deux endroits où l’on peut observer les tarsiers, ces petits primates de 15cm aux grands yeux, qui semblent être issus d’un accouplement malencontreux entre grenouille, chauve souris, rat et singe 🐒

En effet, ses pattes et ses orteils sont très développés et ressemble à ceux des amphibiens. Sa queue est semblable à celle des rats, les oreilles sont celles d’une chauve souris, le corps celui d’un singe !! Il bouge très peu de son arbre, sauf pour gober un ou deux insectes.

C’est une espèce protégée, endémique du sud est des Philippines. On estime qu’ils sont moins de 1000 animaux sauvages (il est apprécié par les philippins en captivité en tant qu’animal de compagnie, et pour servir d’appât touristique également. A cela s’ajoute la destruction de son habitat naturel par déforestation…). C’est une espèce très fragile, qui ne supporte pas le stress et peu se blesser/donner la mort si elle se sent en danger. De ce fait, ils n’aiment pas tellement tellement les hordes de touriste qui beuglent et leur mettent le flash dans la face. Pour finir, ils ne peuvent faire qu’un bébé par portée, et beaucoup meurent dès les premiers jours.

Sur les deux endroits où nous pouvons les s’observer, on choisit donc le « tarsier sanctuary », qui lutte pour leur protection et pratique un tourisme raisonnable et raisonné : seuls quelques tarsiers sont visibles, 3 ou 4, pour préserver au maximum tous les autres. (Donc j’ai envie de pleurer quand je comprends que ceux que l’on voit ont ds risques de mourir a cause du stress que nous leur provoquons, youpi !). Des gardiens veillent à ce que les gens restent silencieux , ne s’approchent pas de l’animal, et ne restent pas top longtemps. L’argent gagne grâce aux visiteurs permet de préserver un grand site en arrière pour tous les autres tarsiers.

C’est minuscule, c’est beau, et ça ne ressemble à aucune bestiole que j’ai pu voir avant.

Balade sur l’île

Avec un « guide » local et sa voiture, nous avons fait le tour de l’est de l’île sur une journée (C’est à cette occasion que nous avons vu le sanctuaire de tarsiers et les chocolate hills). Ça nous donne envie de nous arrêter tous les deux mètres pour voir un village de pêcheurs, faire la photo d’une jolie maison, explorer une église, … On prendra donc le lendemain une location de scooters pour mieux explorer le coin, aujourd’hui c’est juste un coup d’œil rapide car le chauffeur est plutôt en mode conduite sans arrêt que tourisme 🤔

On a quand même pu voir de jolies choses, de jolies scènes de retour de pêche, des villages improbables avec trois cabanes au bord de l’eau, … C’est très pittoresque ! Les paysages sont verdoyants, les rizières légions, mais ce coin de l’île est tout de même peu habité et bien loin de l’agitation touristique qui règne à l’ouest !

Le lendemain donc, journée en scooter……. !!!

Alors, il faut avouer que ça a été tout à fait rocambolesque… Maman et moi n’avions jamais conduit un scooter, on était aussi à l’aise qu’une poule avec une fourchette… D’ailleurs, au bout de cinq fois que le gars de l’agence de location m’a demandé si j’étais sûre que ça allait aller, en me regardant avec un air super inquiet, j’ai bien compris que j’avais l’air d’une catastrophe ambulante.

Ceci-dit, après vingt minutes de conduite, on était des supers Warriors, on a même fait des pointes à 40km/h (on avait l’impression de faire de la formule 1 ! Schumacher sors de ce corps !).

Le tour à Tagbilaran, la ville principale, a été catastrophique, avec le trafic on était des dangers publics, pour les autres comme pour nous. Faut dire que les « sens interdits » dessinés à la main sur des petits bouts de carton, ça n’aide pas à ne pas se tromper. Bref. Ça aura quand même été une balade super sympa, on a vu des tas de jolies maisons, de petits villages, …

Et, en définitive, ça aura été une grosse tranche de rire, et j’ai été très contente de faire cette première expérience de scooter avec maman qui était aussi nulle que moi (et Alain, mais lui il gérait la fougère, et il était plutôt désespéré de devoir se coltiner les deux catastrophes derrière !!!).

Petite pause dans un restaurant super où on a mangé comme des rois, au marché local; La journée était vraiment géniale =)

Philippines 🇵🇭 – Panglao et ses plongées

La dernière étape de ce petit voyage Asiatique est donc aux Philippines,
Il me faudra une escale à Singapour, et donc 2 vols tranquilles avec Singapore airline (aucun souci, et beaux uniformes pour les hôtesses :p !), afin de rejoindre l’aéroport de Manille…… Et surtout maman et Alain que je retrouve là-bas !!!!

Nos retrouvailles sont tout à fait émouvantes : il fait super chaud, l’aéroport est bordélique à souhait, on ne se retrouve pas (alors qu’ils sont arrivés 1h30 avant moi), il n’y a pas la wifi, les gens à qui je demande de l’aide me regardent comme une voleuse de téléphone, je suis fatiguée et persuadée que je vais mourir seule sans plus jamais revoir ma famille. 
(Bon, ok, pas à ce point là, mais c’était vraiment chiant hein !!). On a donc mis 1h pour arriver à se contacter et comprendre que nous étions pas du même côté de la douane. Maman s’est dit que comme ça avait été beaucoup trop simple, c’était une charmante idée de laisser son sac à main à côté des tapis à valises. 
Ensuite, on a eu droit au chauffeur de notre chambre d’hôtel qui met 3 plombes à venir, en tirant la gueule, et en tendant la main « TIP. » (pourboire). Ça commence bien…….

L’hôtel est très sommaire (Alicia appartments, pas cher, et pas loin de l’aéroport, donc on ne peut pas être trop exigents), en plus d’être super bruyant. Pas grave, on a que 3h de sommeil avant de retourner à l’aéroport de toutes façons…
On se retrouve donc après une nuit toute pourrie, avec des méga cernes, beaucoup trop d’affaires dans nos valises pour tout trimballer (heureusement on pourra en laisser dans l’hôtel pour le retour), mais on est au moins ensemble et super contents de se retrouver aux Philippines pour deux semaines de plongées et de soleil en plein hiver !!!

Les Philippines

Un petit rappel sur les Philippines, tout de même !! C’est un archipel qui compte 7641 îles, dont à peine deux milliers sont habités. Il est sous un régime de république, avec un gouvernement relativement autoritaire.

Son histoire coloniale est espagnole, ils sont indépendants depuis 1898. Cependant, comme toujours, les espagnols ont fait un travail d’évangélisation irréprochable, et les églises sont légion. Il s’agit de l’état asiatique avec la plus forte proportion de catholiques ! Les noms des villes tout comme les intonations des langues locales sont très marqués par cette vieille présence espagnole. Les États Unis, qui ont soutenu les Philippines dans leur décolonisation, les ont ensuite rachetées 20 millions aux espagnols… Et les voilà en 1898 sous le joug de nouveaux « maîtres » !! C’est le pays asiatique le plus occidentalisé, et les Américains ont eu à coeur de déhispaniser la population : il y a une triple culture surprenante, j’ai beaucoup aimé ce mélange improbable.

On notera que nous n’avons eu AUCUNE difficulté à communiquer, tant l’anglais des habitants est irréprochable ! En bref, ils sont (à peu près) indépendants depuis 1935, totalement après l’occupation japonaise durant la 2nde GM.


En économie, c’est un pays très développé comparé à ses voisins. La politique et l’économie sont dirigées par des dynasties familiales qui ont la main-mise sur le pouvoir. Les îles du Sud sont en proie à de nombreux attentats, les communautés musulmanes et catholiques ne vivant pas en harmonie (surprenant !). Le président mène une lutte acharnée contre la drogue, a très régulièrement des propos polémiques (banalise le viol et traite des présidents d’autres États de « fils de pu** » en conférence de presse), se présente lui-même comme un dictateur, … Les opposants sont traqués, les peines de prison sont de manière générale très sévères pour quel crime qu’il soit. Bref, c’est pas la joie du côté politique ! (Il a cependant mis en place une couverture maladie généralisée, et rendu l’éducation gratuite…).


D’un point de vue géologique/météo, c’est un archipel volcanique, avec toujours une douzaine de volcans actifs et de nombreux tremblements de terre; montagneux et couvert de forêt tropicale, donc… On dit merci à la déforestation et au nutella pourtant, il ne reste plus que 10% de forêt à ce jour. Ce pays aux habitations plus que précaire se fait régulièrement visiter par des (super)typhons aux conséquences dramatiques. En 2013, le pays a été touché par un tremblement de terre très destructeur (À Bohol, 300 morts  et de nombreuses destructions), puis par un super typhon (le cyclone le plus violent jamais recensé et suivi, avec des vents de 315km/h lorsqu’il a touché les Philippines, occasionnant probablement plus de 5.000 morts).Bohol en porte encore des stigmates, et surtout de nombreux habitants nous en parleront avec un grand traumatisme et des angoisses toujours présentes pour ces populations sujettes à tant d’aléas climatiques ! 


Le climat est tropical-humide. Nous y sommes en Février, sur la fin de la saison froide, avec des températures tout à fait acceptables, une humidité moins catastrophique qu’à l’automne. C’était vraiment une belle période pour partir et nous n’avons pas souffert d’une météo trop chaude ou humide. 


Nous avons donc, après beaucoup d’hésitations, choisi de plonger dans les Visayas, un archipel au sein de l’archipel des Philippines (Il y a tellement de spots de plongée réputés tous plus beaux les uns que les autres !!). Ça n’a pas été facile de choisir, on s’est basé sur de nombreux sites et conseils, en fonction de la période de l’année, et de ce que nous préférions voir (certains spots sont plus basés sur les épaves, les gros, …). Une chose est certaine, nous n’avons pas regretté notre choix ! L’île de Bohol offre un très bon compromis pour faire de la plongée ET de la visite terrestre. 


Bref, revenons-en au voyage itself !! Après 2 pauvres heures de sommeil, on retourne donc à l’aéroport, pour un vol domestique qui va nous amener sur l’île de Panglao. Il n’a que 2h de retard, il semblerait que la ponctualité ne soit pas une qualité ici, et que nous soyons donc chanceux dans notre malheur. On survole plein de petites îles entourées d’eau turquoise il paraît, moi je dors la bouche ouverte la face écrasée contre le hublot. 
C’est parti pour le séjour plongée !!! 


Notre hôtel (Seapearl of Alona) est super, familial (6 chambres autours d’une piscine), une ambiance extra avec des jeunes employées toutes jolies et débordante d’énergie et de sourire (et qui cherchent des français pour se marier !). Petits déjeuner nickel, calme, navette pour aller à deux pas de la plage et de notre club de plongée. Je conseille vivement l’établissement =) !! 

Le club de plongée est génial aussi, c’est le « seaquest dive center« . Il y a un moniteur francophone, tandis que les autres sont anglophones. C’est un moniteur philippin qui va nous encadrer durant nos 10 plongées, Harold. Nickel niveau sécurité, très sympa, de bon conseil pour les choix de plongées, et il nous a bien sûr montré des tas de belles choses !!!

Panglao a permis de faire des plongées très diversifiées, mention spéciale pour le site de « Balicasag », un sanctuaire marin pour lequel il faut impérativement réserver (il y a de quotas journaliers pour préserver faune et corail, mais on remarque sans peine à quel point le site est surexploité : même avec ces quotas, les bateaux de plongées mouillent les un à côté des autres, et on voit de nombreux débutants qui y sont balancés en plongée sans notion préalable, qui doivent s’en donner à coeur joie à grand coup de palmes dans le corail… Bref…). On a adoré les bancs de jackfish énormes, des centaines (ou plus ?!) de poissons qui te tourbillonent autours et t’incorporent dans leur bande de copains !!! Les tortues par dizaines également, les massifs coralliens sont très beaux et colorés, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas fait autant plaisir en plongée =) !!


Pour la plongée, il y a un gros souci d’afflux touristique incontrôlé, de clubs peu scrupuleux, de normes de sécurité aléatoires, et de pratiques à bannir (aller plonger avec des requins baleines nourris à cet effet, qui ne migrent donc plus, dont la reproduction est quasiment devenue inexistante, qui développent des tas de maladie; Tout ça pour se faire câliner et prendre en photo à 10cm de leur face par des hordes de touristes avec leur beau gilet de sauvetage, qui n’ont jamais appris à nager.) Bref, c’est à gerber, mais c’est un commerce très lucratif, donc… Profit avant tout !!   (En dessous, l’image explique pourquoi cette pratique est délétère : les requins baleine n’ont pas tous les nutriments nécessaires, ils ne sont pas censés rester si longtemps en surface, ils sont censés migrer pour leur cycle de reproduction, ils se blessent en s’approchant des bateaux, ce sont des espèces protégées)

Sinon, on aura fait une plongée de nuit magnifique (avec des bestioles qui clignotent, des murs de coraux superbes, des petits poulpes, …), une épave à 38m qui abritait des poissons trop beaux, bref…Les adeptes de plongée le savent : impossible de décrire ce plaisir, être sous l’eau, dans le calme, en osmose avec l’environnement et… S’en prendre plein la vue, à ne plus savoir de quel côté regarder !! Comment faire comprendre cela ? 

Pour la ville en elle-même, c’est un gros tas d’hôtels, et à part des hôtels il y a aussi… Des hôtels en construction. Et des restaurants, et des magasins pour les touristes. Le restaurant du club de plongée était nickel, les autres c’était un peu de l’attrape-couillon. Bon, c’est quand même pratique d’être sur place pour plonger, mais pour visiter le reste de l’île, nous sommes bien contents d’avoir décidé d’aller dormir ailleurs, dans un petit village qui n’était pas touristique, à la rencontre de gens qui vivent sur place. 

Les îles de la Madeleine – 2

Cap aux meules :

C’est la ville centrale de l’archipel : ce n’est pas la plus peuplée, mais elle est bien placée, on y trouve l’hôpital, les bâtiments officiels, et son port accueille les ferries traversiers. Je n’y ferais qu’un micro saut, pour prendre le zodiaque pour l’île d’entrée, et pour aller voir les grottes et falaises.

Pour les grottes, je suis également partie avec « excursions en mer », dans un zodiaque où nous étions 9. Jolie petite balade le long des falaises de grès, on ne peut que constater l’ampleur de l’érosion (des maisons construites à des dizaines de mètre de la côté sont maintenant prêtes à tomber à la mer). C’est (terriblement) beau ! 

Étang du Nord :

C’est la ville où je loge. On y trouve un petit port sympathique, où a lieu un symposium de peinture : des artistes du coin, de Gaspésie et du Nouveau Brunswick sont invités pour peindre ce que leur inspire l’archipel. 

Notables également, quelques bonnes adresses : Gourmande de nature, des produits terroir, mais aussi des glaces maisons (cheesecake, sirop d’érable, fromage pied de vent, …), … Ce sera mon petit stop quotidien pour un café délicieux ! 
J’ai testé aussi le restaurant « La Cantine« , couplé aux pêcheries : ils cuisine des produits frais de leur pêche, principalement homard et crabe des neiges. On se trouve au milieu de la poissonerie pour manger, c’est sympathique. Je goûte la guédille au crabe, une sorte de hot dog des mers ! Je trouve ça un peu cher personnellement, mais je pense que j’ai pris le goût des crustacés pas chers en vivant à SPM. Le crabe est délicieux et fin, mais je ne le trouve pas spécialement mis en valeur par l’arrangement avec le pain. 

Sans oublier À l’abri de la tempête, une microbrasserie qui propose tout un éventail de bière pour tous les goûts !! Mythique.

Et enfin, stop au gros cap et ses magnifiques falaises rouges. Il fait une chaleur à mourir, j’écourte donc la balade pour aller me liquidifier tranquillement sur mon lit en attendant la tombée de la nuit. 

Havre aux maisons :

Super jolie petite île, j’y vais à 4h du matin pour voir le lever de soleil et être un peu plus seule. Il y a un joli phare, qui a été racheté par une animatrice TV (Julie Snyder, phare du cap Allright), bien entretenu, au milieu de champs avec des tas de fleurs colorées et de papillons. C’est bucolique à souhait, ça donne envie de courir à travers champs comme dans la petite maison dans la prairie !! 

La dune du Sud est superbe, encore une fois semblable à la dune de Langlade, mais je fais demi-tour de misère tant les moustiques et les taons sont voraces !


Sinon, de belles adresses sur cette île ! 
La méduse, un atelier de soufflerie de verre qui font des choses magnifiques ! Le budget est un peu élevé, mais ça les vaut largement !
La fromagerie pied-de-vent, en bonne française je trouve que le fromage manque de goût, pasteurisation oblige, mais c’est sympathique de les voir travailler et préparer le fromage.
Le fumoir d’antan, malheureusement je tombe loin de l’heure de visite guidée donc je ferais juste une petite dégustation de morue fumée. 

Grande entrée : 

Un bon 50 minutes de route me fait traverser l’île aux loups (et passer à côté de son énorme usine de sel) et grosse île; Le tout sur une dune, le long du barachois. Je me répète, mais c’est vraiment la dune de Langlade (x10). La météo est vraiment pas super, avec de petites averses et du brouillard, je ne ferais donc pas beaucoup de stops si ce n’est une petite chapelle à Grosse île et à Grande entrée pour marcher 2 minutes sur une plage.

Mon but est en fait d’aller manger au restaurant « alpha plongée » de Grande-entrée, un restaurant appartenant à « Mario Cyr », plongeur photographe extrèmement connu, qui fait des images magnifiques, sous glace notemment. Il lutte pour la protection de l’environnement, filme l’Antarctique pour sensibiliser à la fonte des glaces, a fait de supers reportages et bouquins. 
Je suis chanceuse, il est là ! Un « Ohlala je suis tellement contente » et un autographe plus tard, je peux me concentrer pleinement sur mes rouleaux de printemps au crabe et ma salade aux fraises, délicieux !! L’ambiance est super conviviale, les films sont diffusés et je suis bien contente d’avoir fait ce détours.

Voilà, en diagonale, le résumé du séjour !!!

A noter également que j’ai pour la première fois testé le « kitesurf » avec aéro sport, j’en avais envie depuis bien longtemps… l’eau étant chaude et le spot idéal (en étang, pas de risque de me faire emporter jusqu’à Groenland en théorie !), c’était le moment idéal !!

Bon, dans l’immédiat ça n’a pas été la naissance d’une grande passion, s’il faut être honnête… Mais le premier cours consiste principalement à faire tomber la voile dans l’eau une quinzaine de fois (enfin… à apprendre à manier la voile plutôt !). Je ne pense pas avoir de prédisposition particulière à jouer à Eole, c’est assez frustrant, mais c’est le genre de sport où il faut persévérer, et une fois que tu maîtrises ta voile, c’est là que le fun commence ! On retentera cet automne à Rodrigues !!!

Après 3h le nez dans l’eau

J’ai également été au mariage d’une amie Miquelonnaise avec un Madelinot, en sachant que les deux îles sont jumelées depuis une quarantaine d’années et que c’est le premier mariage mixte !! Belles célébrations, beau moment auquel j’ai eu la chance d’être conviée =)

Rallye des cousins

Et enfin, ce séjour se terminait par le rallye des cousins, sorte de régate entre Havre Aubert et Saint Pierre ! Une douzaine de voilier madelinots et Saint-Pierrais ont pris part à la course dans une ambiance très familiale et chaleureuse, c’est une rendez-vous entre cousins tous les deux ans, et j’ai été très chanceuse et contente d’y participer !!!

Départ le lundi matin à 10h, le briefing la veille à la réunion des barreurs à été clair : « magnez-vous le derrière, si vous traînez trop vous allez tomber dans la pétole et faire du sur place pendant deux jours ! » (pétole = pas d’vent).

J’ai fait l’équipière durant les 4 premières heures, toute guillerette. Jusqu’à ce que le mal de mer sorte d’on ne sait où et me cloue au fond de ma bannette, le regard vide et la bouche pâteuse. Plein vent arrière, j’ai ressenti au plus profond de mon cœur chacune de ces vagues qui me disait « tu vas souffriiir pendant deux jours, hahaha ! ». J’ai attendu sagement, sans boire et sans manger; Et dès que je quittais la position horizontale, mon estomac hurlait de me recoucher. Le tout sans la moindre parcelle d’énergie. Que du bonheur !!

Je suis sortie prendre l’air au lever du soleil suivant, juste à temps pour voir une baleine à bosse 🐋 plonger devant nous, ça a sauvé la traversée !!!

Arrivée à Saint Pierre mercredi 4h, après 40h de traversée. Pour un tas de festivités du tonnerre 🙂 super équipée, je regrette de ne pas avoir réussi à passer plus de temps avec toutes ces belles personnes

Les Îles-de-la-Madeleine

Ce lundi 29 Juillet, départ pour les îles de la Madeleine !!! 

Il s’agit d’un petit archipel d’îles Québécoises, dans le golfe du Saint Laurent.

À 1h20 de Saint Pierre et Miquelon

Elles comptent presque 14.000 habitants à l’année longue, répartis dans 8 villages, mais la population grimpe à plus de 80.000 durant la belle saison !!! C’est un lieu de vacance très prisé des québécois, pour ses plages (300km de plages !), la beauté des paysages et sa vie culturelle très riche. La Saint-Trop du Québec si vous voulez !!

Les différentes îles sont reliées par des dunes ou des ponts. Elles sont au nombre de 7 (ou 5 ou 6 selon les sources, un désaccord sur l’unité de certaines d’elles), + 4 petites secondaires. 

L’île d’entrée, habitée par des pêcheurs anglophones (descendants d’écossais et irlandais), est reliée par traversier. 

L’archipel est actuellement en cours de reboisement (25% de sa surface). Le reste de sa formation est dunaire, avec de magnifiques falaises sculptées dans le sable par l’érosion. On trouve également de l’argile et du grès dans ces falaises. 

Elle possède la plus grande centrale thermique d’Amérique du Nord, et des éoliennes seront installées l’année prochaine. Les îles se veulent novatrices et exemplaires sur l’écologie, et œuvrent beaucoup en ce sens. 

Je vous passe les détails historiques, en gros elles ont été : françaises anglaises françaises etc… au fur et à mesure des guerres et traités . Maudits rosbifs !!

Elles sont aujourd’hui composées à 85% de descendants acadiens, culture très présentes, ne serait-ce que pas les drapeaux acadiens fichés fièrement devant les maisons. 

Sa principale richesse a été la pêche, et la chasse au morse (1799, le dernier de la plus grande colonie mondiale a été tué…. !). Aujourd’hui, on y pêche les poissons dont la fameuse morue, les homards, crabes des neiges, … malgré le déclin. 

Le tourisme est donc la nouvelle source de revenus ici. 

Après quelques soucis de santé qui ont failli me coûter mon voyage, je fignole donc mes valises en dernière minute : ça aboutit à un bagage constitué de 7 robes, 5 paires de chaussures, mais comme je suis trop forte et organisée, j’ai réussi à tout porter ! En même temps, les occasions de mettre des robes sont tellement rares, que lorsqu’il y en a une qui pointe le bout de son nez, je suis prête à me changer 4 fois dans la journée :p !

Je décolle donc, pour 1h20 de vol à bord du cessna d’air saint Pierre. Il assure les vols pour cette destination depuis un an maintenant. C’est un vol saisonnier uniquement, deux fois par semaine. L’arrivée est malheureusement nuageuse. 

Je récupère ma voiture louée chez Leblanc (service de location nickel), direction l’auberge où j’ai réservé. (Pas de GPS, mais une carte est suffisante, on se repère très facilement ici !). L’auberge se trouve à l’étang du Nord, « Chez Sam » : super mignonne, l’hébergeuse est adorable, ses filles tout autant, petits déjeuners plus que copieux, de bons conseils pour les visites. Seul le bruit de la voie rapide est embêtant en fin de journée. 

En une semaine, ce sera très difficile de faire le tour de l’archipel !! J’ai essayé de rentabiliser le temps en groupant les visites, il y a plus d’une heure pour passer du Sud de l’île au nord donc il faut tabler par un jour par île, bien que ce soit du rapide et que deux semaines n’auraient pas été de trop !!! 

L’Île d’entrée 

Sandy Hook et havre Aubert en arrière fond, depuis big Hill

30 minutes de zodiaque pour accéder à cette jolie petite île aux airs d’Irlande, aux falaises rouge habitées de cormorans et petits pingouins. J’en profite pour parler au gars qui nous amène, Samuel (avec « excursions en mer »), de la pêche, de la vie aux îles. Les problématiques sont bien semblables à celles de SPM, tout comme la tranquillité de vie (surtout hors saison touristique…). 

On parle longuement de la chasse au phoque : le phoque n’ayant plus vraiment de prédateur, il pullule dans les eaux canadiennes de façon exponentielle. A savoir que c’est un très grand mangeur, et qu’il est en train de faire décliner les bancs de poisson, avec à priori des prévisions scientifiques bien alarmistes à ce sujet. D’où l’intérêt pour eux de continuer à le chasser, même si ça ne suffit pas à réguler. Après, bien sûr, et comme pour toutes les espèces… chasser, oui, mais dans le respect de l’animal… bref, c’était une parenthèse. Coucou Brigitte Bardot, si tu passes par là !

 L’île d’Entrée donc est habitée uniquement par des anglophones (descendants de pêcheurs irlandais et écossais), environ 70 habitants à l’année longue. elle est toute petite, le bétail y paisse librement (mais les cheptels sont en chute libre, la population est déclinante et vieillissante).

J’ai 1h30 sur place pour visiter cette petite île, aux maisons éparses, aux grandes étendues vertes. Je croise plus de touristes (comme moi) que d’habitants, mais l’atmosphère y est très agréable, un peu hors du temps. 

Je monte (beaucoup trop vite, et il fait beaucoup trop chaud) Big Hill, le point culminant de l’île qui offre une vue à couper le souffle. 

Le temps de me manger un petit sandwich frites et il est déjà temps de repartir ! 

Havre Aubert :

Seul île boisée et avec une véritable forêt de l’archipel, c’est aussi la plus vaste. 

C’est là que les premiers acadiens se sont installés, quand ils sont arrivés pour la chasse au morse. De fait, la ville de Havre-Aubert possède à côté de son port le quartier de « la Grave », classé lieu historique : les maisons y sont typiques, l’ambiance familiale et chaleureuse. Les drapeaux acadiens volent à chaque maison, les artisans et artistes ont pignon sur rue, et les animations sont très nombreuses (concerts, concours de chateau de sable, festival acadien, …). 
C’est sûrement l’un des lieux les plus courus par les touristes, mais ça reste agréable d’arpenter le coin. 

Elle donne accès au port et à la Marina où sont les copains du rallye des cousins : on ira donc ensemble au café de la Grave, haut-lieu de rencontre, pour déguster des bons plats d’icitte ! (Spéaghettis aux pétoncles pour moi, mais je gouterais au passage les plats à base de phoque des copains. La viande est forte, mais moins que ce que j’imaginais étant donné la quantité de poissons qu’ils ingurgitent ! C’est tendre et assez bon. Faut juste pas imaginer le petit blanchon trop mignon dans sa tête, mais après tout n’est-ce pas le cas pour l’ensemble des viandes que nous mangeons ?)

Plus à l’Ouest, derrière la ville de bassin, je vais voir l’élevage de wapitis qu’un habitant à fait venir pour vendre leurs viandes… Puis il s’y est attaché et a gardé le cheptel tel quel (ormis un ou deux mâles dominants qu’il a du tuer ). Ils sont en vente, le propriétaire ne pouvant plus s’en occuper, donc il n’y en aura bientôt plus…
Un peu plus loin, petit stop dans une cidrerie familiale, et après une dégustation je repars avec ma bouteille et mes pots de beurre de pommes (beurre, miel, pomme, vanille). Délicieux !!

Enfin, à l’extrémité ouest se trouve un cordon dunaire, la dune de l’Ouest. En face, la dune du havre-au-basque, ce qui forme le grand étang de la Martinique. Ce n’est pas sans rappeler l’isthme de Miquelon-Langlade et le grand barachois, autant au niveau de la végétation que de la faune, le paysage est donc bien familier (même si les températures et l’ambiance diffèrent !). 

Bref, le vendredi soir c’était « apéro des cousins » sur la plage avec l’équipée du rallye, les garçons ont construit un campement 5*, avec le bar et le super feu de camps !! Super soirée, guitare autours du feu et bain de minuit, suivie d’une courte nuit dans la voiture et d’un petit déj autours des braises encore chaudes !! Un petit bain dans la mer (~ 17°C) et cette jolie parenthèse avec les amis s’achève déjà, bien trop vite !! 

Pas de photos de la soirée ou du camp, ça reste entre nous ça 😇🤓

Vietnam – Hoi An

Avec Michel, mon super guide 🙂

Dernière étape de mon voyage au Vietnam : la ville de Hoi An. Elle était prospère à partir du XVème siècle, située sur les routes du commerce de la soie. La vieille ville est très bien conservée, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’unesco depuis 1999. C’est un exemple formidable de vieux port d’Extrême Orient. Elle a perdu cette utilité, au profit de la ville de Danang, suite à l’ensablement de la rivière. 

Entre Hué et Hoi An, la ville de Danang

Pour m’y rendre, je longe donc la ville portuaire de Danang. C’est une ville touristique, des barres de longs hôtels all-inclusive à la Cancun, avec casinos et compagnie. Elle est vide à cette période de l’année. Le luxe des hôtels jure avec la désuétude des logements moins d’un kilomètre plus loin. 
Petite pause (comission du guide oblige 😀 !) dans un magasin (attrape-touriste, mais la fan de bijoux que je suis craque !), cette partie de mon voyage rimera avec dépenses pour des pièces magnifiques, artisanales, qui viendront donner à mon chez-moi un petit goût de voyage et d’exotisme.