Vietnam – Hoi An

Avec Michel, mon super guide 🙂

Dernière étape de mon voyage au Vietnam : la ville de Hoi An. Elle était prospère à partir du XVème siècle, située sur les routes du commerce de la soie. La vieille ville est très bien conservée, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’unesco depuis 1999. C’est un exemple formidable de vieux port d’Extrême Orient. Elle a perdu cette utilité, au profit de la ville de Danang, suite à l’ensablement de la rivière. 

Entre Hué et Hoi An, la ville de Danang

Pour m’y rendre, je longe donc la ville portuaire de Danang. C’est une ville touristique, des barres de longs hôtels all-inclusive à la Cancun, avec casinos et compagnie. Elle est vide à cette période de l’année. Le luxe des hôtels jure avec la désuétude des logements moins d’un kilomètre plus loin. 
Petite pause (comission du guide oblige 😀 !) dans un magasin (attrape-touriste, mais la fan de bijoux que je suis craque !), cette partie de mon voyage rimera avec dépenses pour des pièces magnifiques, artisanales, qui viendront donner à mon chez-moi un petit goût de voyage et d’exotisme. 

Arrivée à Hoi An donc. La vieille ville est fantastique, elle permet un saut dans le temps. Les bâtiments chinois cotoient ceux teintés de colonialisme français, ou ceux témoignant de la présence japonaise pour les échanges commerciaux. La richesse historique est un atout touristique, et les autorités locales ont à coeur de mettre en avant ce patrimoine. C’est un plaisir de flâner dans les rues, surtout de bon matin, avant qu’elles ne soient envahies de touristes. Les façades jaunes et les milliers de lanternes sont très photogéniques, les magasins regorgent de trésors.

La nuit, le centre est super animé : des petits concerts à chaque coin de rue, des vendeurs à la sauvette vendent plein de gadgets. 

La première pause programmée est la visite d’une soierie. La confection de vêtements en soie de cette ville est très réputée : tout se fait ici de A à Z, de l’élevage des vers à soie à la couture, au tissage, … Après une visite guidée, je choisis différents tissus et des coupes afin de me faire confectionner des tenues sur mesure. Plein de petites mains s’agitent autours de moi, tour de taille, tour de poitrine, grosseur du popotin, longueur de la troisième phallange, heure du dernier repas, … Ils me livreront le lendemain matin les 4 tenues !! Du travail d’orfèvre ! 

Pour le centre ville, visite de vieilles demeures, comme la maison Tan Ky. Leur architecture est superbe, en bois massif très sombre. Elles ont été marquées par les différentes crues, et sont conçues de façon à pouvoir aisément monter à l’étage les meubles par un système de poulie au besoin. Les façades jaunes, les tuiles yin & Yang, de ces bâtiments qui n’ont pas été touchés par la guerre (pour une fois !) confèrent une atmosphère indescriptible à la vieille ville, qui aura été l’un de mes principaux coups de cœur au Vietnam. Je conseille de se lever tôt pour plus de charme (et moins de monde !). Il faut acheter un pass de 5tickets pour visiter les monuments de la vieille ville, ou déambuler gratuitement au choix.

Dans les incontournables, notons le pont japonais, construit en 1590 par la communauté japonaise commerçante de la ville. (L’autre côté de la rive était plutôt habité de chinois, le pont facilita les échanges). Il représente le corps d’un monstre dont le corps recouvre une grande partie de l’Asie du Sud-Est, passant par Hoi An. Il y a une pagode taoïste intérieure sur le côté de ce pont, et ses entrées sont gardées par des statues de chien et de singe.

Un tas de petits temples sont super à visiter, y allant à l’ouverture nous avons pu les découvrir dans la tranquillité. Ils sentent bon l’encens, les familles viennent beaucoup se recueillir et faire des offrandes. A l’approche du têt, les emplacements pour l’encens ont été réservés de longue date !

Un petit marché couvert fera aussi le bonheur de mes yeux, et de mes papilles ! (Mais si certaines visions sont moins ragoûtantes…). De bon matin, les vietnamiens vont y déjeuner ! Au réveil, les voir déguster toute sorte de mets (très) odorant, c’est à faire !

Le soir venu, c’est un vrai plaisir de se balader dans les rues de la vieille ville. Elle est certes envahie par les touristes (même en basse saison…), dans une ambiance un peu roots/backpaper/hippie chic, mais les gens sont détendus, souriants, des petits concerts sont donnés à chaque coin de rue, boire un cocktail (enfin, plutôt 5 ou 6 cocktails rafraîchissants !) avec Michel dans cette atmosphère est un petit moment de bonheur, on écoute un chanteur philippin et on se laisse transporter par les effluves d’épices, de rhum et d’encens. Il faut avouer que toutes ces lanternes donnent une atmosphère exceptionnelle à ce coin hors du temps !!!

Le lendemain, dernier jour avec Michel. Une petite nostalgie commence à pointer le bout de son nez, de cette belle rencontre trop brève, de ce séjour au centre du Vietnam qui aurait mérité d’être bien prolongé.

On loue un scooter, pour aller découvrir les environs en toute liberté. Il me fera même le coup de la panne au milieu des rizières, pour plus d’authenticité !!!

On va faire un saut au village de Tra Que, un village écologique de culture de légumes, qui sont servis dans les meilleurs restaurant de Hoi An. En arrivant assez tôt le matin, on évite les bus touristiques. De plus, sur le milieu de la journée, il fait trop chaud pour travailler et les cultivateurs se reposent donc.

La région de Cam Thanh est un lieu de culture des feuilles de cocotiers immergés, qui serviront principalement à fabriquer des parasols. On y trouve des bateaux de pêche ronds, unique ! Bien évidemment, les touristes commencent à affluer pour faire un tour de basket bout, il vaut mieux chercher les petits coins isolés.

On retrouve bien sûr des tas de rizières dans les alentours !

Voilà pour ma dernière étape au Vietnam !!

Je regrette de n’avoir que si peu de jours à accorder au centre du Vietnam, et je recommanderais plutôt de se baser à Hoi An un bon dix jours afin d’explorer la ville à toute heure, et les alentours qui regorgent de lieux magnifiques et beaucoup moins courus ! (Temples chams, des tas de villages d’artisans, des îles, …)

Je pense que je reviendrais dans le pays, en passant beaucoup plus de temps dans les alentours !!! Excellent moment !! Merci Michel !

Vietnam – Hué

Retour à Hanoï, direction la gare pour un train de nuit qui me mènera à Hué, dans le centre du pays.

 Nous approchons de la semaine de la fête du TÊT, le nouvel an Vietnamien. C’est la fête la plus importante de l’année, avec au programme décorations à gogo, débauche de fleurs colorées, pétards, … Elle est entourée de nombreuses croyances (le premier visiteur de l’année apportera chance ou malchance sur la famille; Le dragon doré vient chasser les derniers mauvais esprits qui hantent les lieux, …). 

Par conséquent, les familles se déplacent énormément, et les transports commencent déjà à être bondés. J’ai donc une réservation dans un train couchette, en classe « économique » : il y a 6 couchettes dans la cabine, nous ne pouvons pas tenir assis, et il n’y a pas d’espace sous la couchette pour ranger les valises. Je me mets donc en boule sur ma couchette, avec la valise qui prend la moitié de l’espace, mais que je ne me résouds pas à laisser à l’extérieur, voleur étant un métier international. C’est inconfortable, il faut l’admettre, les voisins écoutent la musique en haut-parleur sur leur téléphone, allument et éteignent la lumière, parlent super fort. Mais ça a un côté super sympa aussi, je suis la seule touriste du wagon, je teste toutes les nourritures qui passent (des crieurs vendent un tas de cochonneries à 20 cts pièce, dont épi de maïs chaud, oeuf dur, brochette de viande non identifiée, gâteau qui collent, …) sous l’oeil moqueur des voisins. Mon système digestif n’a émis aucune objection à ces saveurs inconnues, et mon portefeuille encore moins. Le trajet dure 13h.

 À mon arrivée, mon guide (Michel, selon son prénom de baptême catholique) m’attend tout sourire. Je me sens tout de suite à l’aise, le contact passe super bien avec lui; Et je sens d’ores-et-déjà qu’il est à l’écoute de mes attentes. Qui plus est, il a de solides connaissances historiques et n’hésitera pas à me parler de la réalité de la vie quotidienne. Très belle surprise donc, pour ces 6 derniers jours dans le centre du pays. Si j’avais été mitigée lors de mon séjour dans le nord, le centre a très largement répondu à mes attentes. Vous pouvez donc contacter Michel pour toutes vos visites dans le centre, il est francophone et génial : michelphuong78@gmail.com

 J’ai choisi la ville de Hué pour le côté historique, puisqu’elle a été la dernière capitale impériale, de 1802 à 1945. Elle est classée patrimoine mondial de l’Unesco. 

On commence tranquillement la visite par une croisière sur la rivière des parfums, dont les rives sont constellées de dizaines de bâteau en forme de dragon. Au plein de la saison touristique, cette balade fait partie des attractions très prisées. Je suis chanceuse, il n’y a pas grand monde à cette époque. Le pauvre Michel me prend tout de suite pour une grosse reloud, vu que je me commence à grogner sur cette petite balade en bateau, où l’on me propose évidemment des achats à bord du bateau (sans insistance, mais j’ai peur de revivre mon circuit du parfait touriste de Hanoï). 

Le bateau s’arrête devant la superbe pagode de la dame céleste, très photogénique, qui date de 1601. Elle a été construite par un seigneur Nguyen, suite à une prophétie (celui qui bâtirait une pagode sur cette colline fonderait une grande dynastie). La tour date elle de 1844. 

Nous nous dirigeons ensuite vers la cité impériale.

C’est un ensemble d’édifices d’une énorme beauté, dont une grande partie a malheureusement été détruite au cours des différentes guerres. De gros travaux de reconstruction à l’identique et de rénovation sont en cours, c’est vraiment une belle visite à faire.

Nous sommes relativement tranquilles au niveau du monde présent sur les lieux. La citadelle royale est entourée de douves sur un périmètre énorme, et est ouverte par dix portes fortifiées. Pour chaque entrée, tout était très protocolé : L’empereur, la famille royale, les mandarins de haut rang, … Chacun avait son entrée, ses autorisations pour certains bâtiments. 

Après avoir passé la porte du midi, nous tombons face au très beau palais de l’harmonie suprême, palais du trône où avaient lieu l’avènement des rois, l’accueil des ambassadeurs, … Il a été endommagé par les bombardements américains, mais aussi par les typhons. Il est en cours de rénovation. 

Le temple du culte des rois Nguyen est un temple destiné au culte des ancêtres de la dynastie, il a été épargné par les différentes guerres. À l’intérieur, nous avons les autels des empereurs de la grande dynastie des Nguyen et leurs épouses. Il en contenait à l’origine 7, puisque les empereurs s’étant révoltés et ayant été exilés par l’administration française en avaient été interdits. 3 empereurs ont donc vu leur autel ajouté en 1958. Devant se trouvent 9 urnes dynastique en bronze, énormes. Elles symbolisent le pouvoir et la stabilité de la dynastie, en plus de leur vocation religieuse. 

Au sein de la cité interdite se trouve la cité pourpre, lieu de résidence de l’empereur et sa famille; Qui était accessible uniquement aux serviteurs et aux proches. Ormis la bibliothèque royale, le reste des édifices a été très endommagé par les guerres. (Merci les ricains !).

La bibliothèque royale de 1887 est impeccablement conservée, entouré de jolie végétation et petit étang, on imagine parfaitement le calme pour y bouquiner (je ferais construire ça chez moi un jour !). Il ne reste donc malheureusement pas grand chose des autres palais qui s’y trouvaient, et l’absence d’archives photographique rend impossible une reconstruction. Ils essaient tout de même tant bien que mal de refaire quelques petits bâtiments actuellement. Il y avait autrefois le palais de l’empereur, le gynécée des concubines, le palais de la reine mère, … C’est tout de même un joyau, et les ruines restantes nous laissent imaginer la splendeur passée de ce lieu, dont les jardins sont toujours bien mis en valeur. Très belle visite que j’ai énormément appréciée. 

La ville de Hué possède dans ses alentours 7 mausolées de rois de la dynastie Nguyen, je vais visiter avec Michel celui de Tự Đức (Tu duc pour la suite, ce sera plus simple). Il a régné de 1848 à 1883.Son mausolée, dont il a lui-même dessiné le plan, comporte une dizaine de bâtiments, dans un parc de 12 hectares, et a été terminé  bien avant la mort de l’empereur. Il finira par se faire enterrer à Hué, dans un lieu tenu secret (pour éviter les profanations). Il était mitoyen à sa résidence de campagne.

L’empereur Tu Duc avait plus de 100 épouses et concubines (pas sûre qu’il puisse toutes les avoir honorées !! Pis ça devait en faire, du crêpage de chignon de compétition !!!), mais il était stérile (sûrement à cause de la variole qu’il a eu enfant). On voit en se baladant tranquillement dans ces lieux que c’était un érudit, poête, tant tout est prétexte à la contemplation. Dans la zone du tombeau, il y a une magnifique stèle, la plus grande et lourde du pays, où est gravé l’épitaphe de Tu Duc, écrit par lui-même.

 Au Nord du tombeau se trouve la pagode bouddhiste Tu Hieu, fondée en 1843. Elle a été construite et financée par les eunuques de la cité impériale : n’ayant pas d’enfants, personne ne se pré-occuperait de leur bien-être après la mort sans cela ! Des moines y réalisent donc le culte des ancêtres des eunuques. La pagode est très belle, apaisante, dans une pinède calme. 

J’aurais la chance d’y apercevoir Thích Nhất Hạnh, moine bouddhiste militant pour la paix, dont j’ai lu de nombreux ouvrages (il s’est éxilé en France dans les années 60, a écrit de très nombreux livres, et a fondé un monastère bouddhiste dans le Lot-et-Garonne.). Il a subi un AVC en 2014, et est retourné finir ses jours en 2018 dans cette pagode qui l’a ordonné moine. C’est émouvant et un bel hasard d’avoir pu croiser, de loin, son chemin. 

Très belle visite, si je devais refaire différement mon séjour je resterais deux jours de plus à Hué pour en explorer plus.Le soir, j’ai logé chez l’habitant, dans une très belle résidence de Hué. J’aurais aimé avoir plus de temps pour échanger avec ce couple et ces deux filles (femme francophone, filles anglophones) qui ont été d’un accueil très chaleureux. 

Guide – Michel : michelphuong78@gmail.com

Logement – madame Hà :

Vietnam – Baie de Lan Ha

Par la suite, séjour dans la baie de Lan Ha, voisine de la baie d’Halong que vous connaissez sûrement tous de nom. J’appréhendais un peu puisque nous savons bien que ces baies sont prises d’assaut par des jonques bondées de touristes, dont certaines diffusent musique techno et cie…

La baie de Lan Ha est composée de quelques 400 îles, avec tout autant de criques et plages dignes de cartes postales. La forme des îlots est très caractéristique, ce sont des petits pains de sucre qu’on jurerait posés ici et tenant debout par la grâce du bon dieu, tant leur base est fine et érodée. La végétation sur ces îles est dense, je m’en suis vraiment mis plein les mirettes, même si le soleil n’a pas été au rendez-vous.

J’ai bien insisté sur le fait que je voulais une petite jonque, quelque chose d’authentique. Alors, à la base ma demande n’a pas été respectée : j’ai eu le droit à une jonque pouvant accueillir jusqu’à 20 personnes. J’ai un peu pété un plomb par téléphone avec l’agence, leur répétant qu’ils n’ont rien compris à ma demande et que je me fous d’avoir une jonque confort. J’espérais, grâce à l’agence, être en lien directement avec des locaux, aller dans des petites structures; Et en ça ce voyage n’a pas été à la hauteur.
Je dois cependant bien dire que j’ai passé 2 supers journées. Je suis tombée avec 7 français très sympathiques, la jonque n’était pas complète. Et si nous n’avons pas eu le moindre échange avec le personnel à bord, ni même avec les pêcheurs du village flottant que nous avons été visiter; Nous aurons tout de même bien ri entre nous et fait de belles visites.

Je me suis donc rendue à l’île de Cat Ba, à bord d’un ferry qui a diffusé en boucle une chanson de girlband vietnamien (« ode au parti suprême » ou une autre chanson de propagande du jour, formidable) pendant 1h30. Ça a fini en fou rire nerveux.

De là, embarquement dans la jonque en bois pour 2 jours 1 nuit, chambre personnelle.
Nourriture absolument excellente, nous avons croisé peu d’autres jonques, et on nous a proposé plein d’activités :
Balade en canöé, le « guide » en avait rien à secouer de nous, mais on a fait une chouette balade entre les fameuses montagnes en pain de sucre, et sous des grottes ! Fantastique =)

On a également fait une balade dans un petit village, plutôt du balade touriste sans avoir l’occasion de parler avec personne ou d’en savoir beaucoup plus sur leur mode de vie.

Le soir, apéro sur le pont, grand moment puisque le guide/capitaine/serveur faisait également office de barman, tant bien que mal… Il nous refile un menu avec des tas de cocktail… Sauf qu’il n’a pas la moindre idée de comment les faire, et il nous faut 10 minutes pour avoir un seul verre – imbuvable – (Le mojito avec du sirop de menthe glaciale, de la vodka et du perrier, on y avait pas pensé… Et tant mieux !). Ça aura le mérite de provoquer un fou rire général.

Le lendemain, on décide avec Léa de grimper sur le toit de la jonque pour sauter à la flotte. L’ensemble de l’équipage , les passagers, et quelques curieux autours viennent servir de public, et du coup même si on se rend compte que c’est super haut, qu’on s’est pas mouillé la nuque avant, … Et bin on est pas des mouillettes nous, on saute (en hurlant comme des truies qu’on égorge) !!
Je perds le haut de mon maillot de bain, il fait super froid, je vais mourir, la plage est trop loin; Mais je garde le sourire devant notre public ébahi 😀 !!#stardudimanche

On fera ensuite la visite d’un village flottant, un village de pisciculteur plus précisément.
C’est impressionnant de s’imaginer que des gens vivent à l’année longue dans ces cabanes juchées sur des bidons vides, où tu te déplaces de planche en planche. C’est une vie très précaire, mais la baie de Lan Ha compte encore des dizaines de villages comme celui-ci.
J’y ai fait l’équilibriste entre les planches, me demandant tout de même si les énormes poissons me mangeraient si je tombais à la flotte.
J’ai adoré me baladé là, jusqu’au moment où j’ai vu des dizaines de cages où miaulaient désespérément des chats qui attendaient d’être cuisinés. Je suis remontée en courant sur la jonque !!

Je conseille tout de même de faire une croisière en jonque dans la baie de Lan Ha (et non Halong), et il semble qu’en y allant en sac à dos et un peu moins organisé, tu peux tenter la nuit dans village de pêcheurs.

Vietnam – Mai Chau

Après Hanoï, direction nord-ouest, dans le district de Mai Chau, région plus montagneuse. L’ethnie majoritaire est de descendance thaï : des thaïs noirs et des thaïs blancs. Je ferais un stop au bord d la route pour manger du riz cuit dans les bambous avec les locaux, puis au marché de la ville suivante.

J’irais dans un petit village de thaïs blancs, vivant de la riziculture. Ainsi, les habitations typiques sont sur pilotis, pour éviter les dégâts liés aux pluies. Étant en saison basse, je suis relativement tranquille niveau tourisme. Je peux cependant voir que, même dans ce petit village, le tourisme est arrivé avec ce qu’il a de bon (pour les habitants) et de moins bon. Les infrastructures ont déjà pas mal évolué pour s’y adapter, des écolodges sont clairsemés à travers le village, tout comme un hôtel plus luxueux qui est en construction… et de nombreuses petites échoppes où sont vendues les productions locales, vêtements tissés, écharpes, aux couleurs assez bariolées.

Cependant, je ne croiserais pas beaucoup de touristes, et la guide m’a emmenée à vélo dans des coins bien plus authentiques. Comme elle était enceinte jusqu’aux yeux, j’avais juste peur qu’elle prenne l’idée d’accoucher au milieu de nul part ! (J’en profite pour préciser que vous ne trouverez aucune photo d’elle, et pour eux cela porte malchance de se faire prendre en photo lorsqu’on attend un enfant !).

J’ai donc dormi chez une famille adorable, dans le village de Lac, dans une grande pièce sur pilotis, où ils nous ont installés à tous les trois moustiquaire et matelas au sol. La température est idéale (pas de chauffage, tant mieux donc !), mon chauffeur ne ronfle pas (ouf !), c’est parfait !

En balade à vélo, je m’arrête tous les cinq mètres dans le village pour manger plein de choses bizarres et non identifiées. On file ensuite vers les rizières, c’est à ce moment là l’époque pour semer. Les habitants de tout âge sont les pieds dans l’eau, le dos tordu par l’effort, cachés souvent sous leur chapeau conique traditionnel. Ils abritent ensuite leurs premiers semi sous une petite pépinière, et ils les ramasseront et repiqueront plus écartés une fois qu’ils auront suffisamment grandi. C’est un travail de patience, tout à la main. Pour ce qui est de la préparation de la rizière, en amont, ils sont pour la plupart passés au labour mécanique, même si un ou deux restent encore fidèles au travail du buffle, jugé plus efficace. Les rizières ne sont pas en plateau dans cette région de plaine.

On va ensuite dans un coin plus reculé, où se trouve quelques habitations très précaires (selon nos standards), ce sont des thaïs noirs qui vivent ici : ils ne reçoivent pas de touristes, mais ma guide les connaît et m’invite donc à entrer dans une des cabanes sur pilotis, entourée de poules et cochons. J’ai l’impression qu’elle va s’effondrer a tout moment sous mon poids, tant elle paraît tenir par la grâce du bon dieu. Il y fait très sombre, n’ayant aucune fenêtre. L’échange sera bref, la dame est très pudique et ne semble pas à l’aise avec les étrangers. De l’autre côté, je ne sais pas comment je vivrais l’intrusion de touristes chez moi, qui veulent juste « regarder ma cuisine, ma façon de vivre »; je ne me sens pas toujours à ma place et ne veut pas sembler au zoo… Dur de trouver l’équilibre entre rencontres de deux cultures, plaisir de partager et découvrir, et indécence voyeuriste.

On visite aussi des ateliers de tissage de la soie, l’une des spécialités de la région. Les filles travaillent sur de vieilles machines à un rythme effréné, pour ressortir des tas de tissus supers colorés qui composeront leurs tenues pour les cérémonies traditionnelles, et les souvenirs que je ramènerais à la maison.

C’était vraiment une jolie parenthèse, j’ai pu échanger avec les habitants, parler de nos modes de vie respectifs, connaître le travail dans les rizières. J’ai également fait un saut dans le petit hôpital de coin, tenu par une infirmière et relativement bien équipé contrairement à ce que j’imaginais (en cas d’urgence, médecin de garde pour toute la vallée, les ambulances pour Hanoi prennent un très long moment à venir puis repartir, la mortalité est donc encore assez importante). Les enfants, dans les écoles et dans les rues, sont toujours souriants et curieux, et s laissent photographier en mimant un brin de timidité qui ne dure jamais longtemps.

Le village en lui-même vivant en partie du tourisme, il est très propre. Par contre, dès que l’on s’éloigne, les fossés débordent de déchets, du plastique à foison, des sacs qui pendent aux arbres forment désormais épouvantails improvisés…

Vietnam 🇻🇳 Hanoï city

Par une fausse manip’, j’ai perdu tous les brouillons des articles que j’avais commencé… ça aura l’avantage sûrement de rendre ceux à venir plus concis, mais je risque d’y perdre en précision !!!

Ils ont même un millenium Falcon chez ANA !!!

C’est un vol avec la compagnie japonaise ANA (All nippon Airways) qui m’a conduite à Hanoï. Les tenues des hôtesses étaient très mignonnes, de couleurs pastels roses ou bleues, avec un joli tablier à fleurs ! Tout le monde était souriant et agréable, vol ponctuel, repas très bon. Je l’ai prise également sur le Manille-Tokyo et c’est une compagnie que je recommande !

Pis une glace Hagen Das en dessert 😻

A mon arrivée, j’ai directement été prise en charge à l’aéroport par l’équipe de « Childfund », l’organisme associatif qui me permet de parrainer un petit garçon, Long, dans le Nord du pays. J’y reviendrais dans un prochain article.

Je n’ai, durant ce séjour au Vietnam, eu à gérer aucune réservation ni rien du tout : j’ai voyagé avec Vietnam Dragon travel, une petite compagnie de voyage basée à Hanoï. J’avais trouvé de très bons retours sur internet concernant cette compagnie, qui réalise autant des voyages groupés que du voyage sur mesure.

De manière générale, c’était une très bonne idée de confier la préparation de mon voyage à mle Han : c’était un gain de temps, ça m’a permis de toujours être accompagnée d’un guide francophone ou anglophone et donc de pouvoir vivre pleinement ce voyage, en pouvant questionner les personnes notamment. Le séjour était personnalisé, puisque j’avais échangé avec eux dans de nombreux mails afin d’être au plus près de ce que je souhaitais. C’est une formule que j’avais déjà utilisé au Nicaragua, et que j’avais vraiment apprécié. En étant seule avec le guide, cela a aussi permis de réajuster les programmes, voir d’en changer totalement.

J’ai donc commencé mon séjour à Hanoï. Je dois dire que ça n’a pas été une grande réussite, et j’ai dès le premier jour eu un gros coup de stress : l’agence a t’elle réellement compris ma démarche ? J’ai demandé un séjour qui sortait des sentiers battus, plus authentique et moins touristique, et me voilà à suivre le parfait programme du brave touriste ! Je me retrouve dans des temples, au milieu de bus de chinois qui grimpent sur les statues centenaires pour faire des selfies, parlent super fort, me bousculent, n’ont aucun respect. Je caricature (ou pas…), mais j’étais vraiment frustrée. La première journée (catastrophique) passée, je fais le point avec ma guide, puis avec l’agence, pour être sure que toute la suite du séjour ne soit pas sur ce ton là. La réponse est que ces monuments valent vraiment le détours : je spécifie que je préfère en faire de moins beaux et emblématiques, mais que je puisse les savourer pleinement. La suite sera bien mieux, et le fait d’être en saison basse aide également.

Hanoï, donc… C’est une ville très vivante, bruyante, bondée de monde, les rues envahies d’un concert incessant de scooters klaxonnant. Les trottoirs sont parsemés de petits vendeurs de nourriture (délicieuse et pas chère !! Même pas de tourista avec ça !), les magasins ouverts regorgent de petits trésors à moindre coût, je me fais masser durant une heure pour 7€, c’est très sympa mais… Très stressant pour circuler, même traverser une route à pieds relève de l’exploit ! (Mot d’ordre : survivre. Tu traverses, c’est les mobylettes qui t’évitent.). C’est également très très pollué, autant d’un point de vue respiratoire, que par cet espèce de nuage de smog cracra qui gâche la vue.

Je vous mets quelques photos de la première journée, voilà le mausolée d’Ho Chi Minh et sa résidence (« c’est notre pépé à tous, on l’aime de tout notre cœur, et c’est un honneur d’aller voir son corps trempé dans du formol de temps en temps ! ». Bin oui, c’est évident, qui ne rêve pas d’aller boire un verre avec le cadavre du grand-tonton ? Je suis cynique, mais certaines personnes font soi preuve de beaucoup d’hypocrisie, soient sont sérieusement bien endoctrinées à la sauce du parti unique !! Il faut dire qu’ils ont resserré les lois encadrant internet, la presse, et qu’il ne fait pas bon de se montrer opposant au régime communiste là bas !)

Le musée ethnologique, inauguré par Jacques Chirac, présente les différentes ethnies du Vietnam. C’est un pays très riche culturellement, qui compte pas moins de 54 ethnies ! L’ethnie Viêt, originaire du nord du pays, est majoritaire (dans les 80% de la population), mais on trouve aussi beaucoup d’ethnies descendant de khmers, de thaïs, du royaume du Champa, de Hmong, Muong, Tays, …… Ce musée me tentait énormément, mais la foule y est tellement dense qu’il est difficile d’approcher de quoi que ce soit, certains groupes sont terriblement bruyants, bref, on a écourté la visite car je me sentais l’âme meurtriere. Une petite partie extérieure montre les habitats traditionnels, elle est boudée des groupes et est donc plus agréable.

J’ai également visité un temple très connu, la pagode de la montagne de jade. Elle se trouve sur un petit îlot, au milieu du lac Hoàn Kiêm. C’est un temple confuceanotaoïste, édifié au XV eme siècle. Il est très beau et photogénique, mais la foule qu’il attire fait perdre à ce magnifique lieu son côté magique. Je pense qu’il faut venir très tôt le matin pour vraiment l’apprécier, et admirer la vue sur la Tour de la tortue, sur un autre îlot du lac. Pour la petite histoire, une tortue géante vivait dans ce lac jusqu’en 2016. Il parait aussi qu’un empereur du XIVeme siècle a reçu d’un pécheur une épée pêchée dans ce lac, qui lui a permis de chasser les chinois du pays, et qu’une tortue lui a demandé de la restituer à la fin de la guerre. Voilà voilà !

Le temple de la littérature est un temple confucéen, le plus grand des mausolées confucéens du pays également. Il a été fondé en 1070, sans réel but religieux mais plutôt une visée d’académie où les fils de sang royal, de mandarin ou d’aristocrates venaient étudier. Ce but académique a persisté jusqu’en 1915. Il a été restauré de nombreuses fois.

En vrac, nous avons également été visiter un petit temple de quartier à ma demande, manger dans un resto de quartier, et plein de petites choses… à voir en photos !

Ça doit être une chouette ville, mais je n’ai personnellement pas apprécié, du fait de la pollution et du tourisme de masse. Encore une fois, je sais que j’en demande beaucoup, mais ce n’est pas ce que je recherche. J’étais bien contente d’en partir après 36 heures !!!

WTF ?!!

Autrement traduit par « c’est quoi ce bordel ? », je vous livre ici deux-trois perles !!

Une pharmacie, vraiment ?!

On connaît tous la fameuse tourista du voyageur. Moi, j’ai plutôt le problème inverse en voyage : ma digestion se met en grève à chaque changement de nourriture, et d’autant plus avec l’abus de riz que je fais en Asie.

En Thaïlande, s’il avait fallu jouer du langage des signes et dessiner des fesses pour se faire comprendre; C’est un peu plus facile au Japon. Comme je n’y comprend rien à toutes ces boites, la vendeuse me refile un cachet « more strong » pour donner un coup de pep’s à mes intestins.

Je pense que le lendemain, j’étais prête pour une coloscopie !! C’était les aventures de monsieur « Colon grognon » au Japon !!

En fait, je voulais parler de la pharmacie, car il est très important de noter qu’en plus des médicaments, elle vend… des stylos, des bonbons, des magnets pour touristes, et surtout.. Des clopes !!! Les pharmacies françaises devraient en prendre de la graine, sûre que c’est super rentable ça !!!

D’ailleurs, pour ce qui est des fumeurs, ils ne peuvent pas fumer dans les rues mais dans des petits zones où ils sont parqués entre 3 plexiglasses !! En revanche, beaucoup de restos/bar/boites de nuit sont fumeurs, ce qui a le don de me gâcher les repas et me faire râler à bloc !!

Catastrophe ambulante.

La reloud de service…

En remontant de Kyoto, le prochain train pour Tokyo était sur le point de partir. Alors, ressemblant un peu à un mulet surchargé, j’ai couru tant bien que mal pour monter vite fait – bien fait. Résultat : comme dans les films, j’ai vu mon sac à main tomber au ralenti entre le train et la voie… quelques 2m plus bas.

Qui dit sac à main, dit appareil photo, tablette, passeport, …. Au même moment, sifflement du gars qui fait démarrer le train, hurlements et signes de bras de mon côté, il arrête tout, arrive en courant, regarde mon sac d’un air blasé (casse noisettes de touristes !) et… Fait partir le train. Shinkansen = train à grande vitesse. Donc, dans ma tête, ça donne «  mon sac va se faire aspirer, broyer, des morceaux d’appareil photo vont être éjectés dans tous les sens, je ais mourir dans d’atroces souffrances. ».

Au final, deux trains sont passés avant qu’il aille le ramasser, sain et sauf; Pis moi j’ai fait la révérence la plus basse que je pouvais (mais avec mon dos pourri, ça donnait pas grand chose.)

Briser la vie de ta guide en une étape.

Ma guide au Vietnam me parle de Frédéric Michalak, le joueur de rugby, car il a participé à l’émission « rendez-vous en terre inconnue » dans une tribu Vietnamienne.

« – Tu le connais ? – Bin oui, il a posé tout nu pour un calendrier. – 🙀. – Attends, je te montre ! – 🙀🙀🙀 Mais pourquoi il fait ça ? Les hommes ne doivent pas faire ça ! Ho non ! Je ne pourrais plus regarder l’émission maintenant ! »

Délices culinaires vietnamiens

Café œuf nuoc mam beurre rhum

Au cours de mon séjour au Vietnam , j’ai eu l’occasion de voir des traditions gastronomiques assez éloignées de notre bon vieux bœuf bourguignon. Alors, je suis une aventurière du dimanche qui n’a pas trop le goût du risque, et surtout qui n’arrive pas à se départir de ses valeurs, donc je n’ai pas goûté à grand chose. Je me suis contentée de sourires polis et de poser des questions pour en savoir plus.

J’évite toujours la mine dégoûtée et le « beeeerk », car je considère que ce n’est pas parce que ce n’est pas nos habitudes que cest degueulasse 😉 ! (mais quand même, beeerk 🙀🤢🤢 )

Donc, le café à 100.000 protéines qui te colmate le fond de l’estomac, c’est … consistant. Mais ça se boit (enfin, se mange plutôt !)

Pour votre information, les têtards sont tout à fait comestibles, et même délicieux avec des œufs et des fruits. Sur le marché, des gens en vendent. J’ai même vu une dame qui en croquait un vivant pour tester la marchandise. 🙀

Ils faisaient bien 3cm en plus…

C’est bien connu, certains pays d’Asie consomment le chien et le chat. Le Vietnam en fait partie.

« – Ici notre spécialité est un plat à base de chien. Tu veux goûter ? – Hm, non merci, je vais plutôt prendre le poulet ! – Tu devrais goûter, ça à le même goût que le singe un peu ! »

Pousse-toi d’là que j’m’y mette !

A vos risques et périls !

La conduite vietnamienne paraît, pour nous touristes, assez bordélique : c’est un concert incessant de Klaxons, des milliers de mobylettes qui zigzaguent entre les voitures, parfois à contre-sens, avec jusqu’à 4 personnes à leur bord (souvent sans casque), mais aussi avec des arbres, des cochons, des chargements dont le centre de gravité semble avoir été savamment étudié pour tenir en place.

Bref, je passe mon temps à me demander comment ils font pour ne pas avoir d’accident, juste traverser une route de Hanoï à pieds relève d’un challenge énorme pour moi !

Le klaxon sert à avertir qu’on double, qu’on roule mal, souvent les deux à la fois, qu’on double dans un virage aussi, ou qu’on va s’arrêter sauvagement au milieu de la route. Le tout sans accident en plus, au final ça semble être une habitude à prendre et ils ont l’air de bien le gérer !

Tout de même, sur l’autoroute, j’ai eu l’occasion de voir une mobylette (a contre sens, sachant que l’autoroute est interdit aux mobylettes) qui avait eu un accident. L’homme était inconscient au sol. J’ai demandé et demandé qu’on s’arrête pour s’occuper de lui, refus du chauffeur. Il avait probablement raison, pas de bande d’arrêt d’urgence et vu la conduite des gens, cela aurait été du suicide. Une voiture s’est tout de même stoppée trente secondes pour le pousser de l’autre côté de la barrière et a (on espère) appelé les secours.

J’ai fait un tour de scooter, mais dans une ville beaucoup plus petite et sur des petites routes de campagne, ça va !

Massages, épilations et curiosités vietnamiennes

J’ai profité de mon passage au Vietnam, et du faible coût de la vie comparativement à notre monnaie, pour me faire masser encore et encore, mais aussi pour passer par la case épilation.

Ça a systématiquement été de très grands moments (de solitude …). Les femmes, aussi frêles soient-elles, te malaxent avec la force de Hulk, et n’hésitent pas à répondre au téléphone et prendre le relais avec les pieds !! Entre celle qui m’a massée en mini jupe sans culotte, et celle qui s’est mise à le faire des câlins et parler d’elle à la troisième personne (« Soon like you ! Soon is so alone ! »), j’ai été servie ! Ça ne m’a pas empêchée de persister, en prenant soin de les écarter de mes vertèbres fragiles bien sûr !

Pour l’épilation, j’ai été dans une espèce de pièce qui servait à priori de couloir de passage à toute la maisonnée, et personne (de la grand-mère au petit fils) ne s’est gêné pour traverser, tâter le gras (mon postérieur et les cuissots d’européenne semblaient les intriguer, et la mamie s’est cru au marché « hooo c’est du bon jambonneau ça !! ») et rester papoter pendant que je me faisais épiler les cuisses, que du bonheur !!! On repassera pour la pudeur 🤔🙀🤫