Philippines 🇵🇭 4 – Donsol

Notre dernière étape se trouve à Donsol. On y va dans l’unique but de prendre la chance de plonger avec des requins baleines, dans leur environnement naturel. 
Le trajet nous obligera à passer de nouveau par Manille, pour une courte escale, pour prendre un second vol pour Legazpi. Les vols ont tous du retard, bien évidemment, on a bien compris le fonctionnement philippain !! Donsol se trouve sur la même île que Manille, celle du Luçon (la plus grande et la plus peuplée).


Arrivés à Legazpi, notre premier challenge sera de courir les pharmacies à la recherche de…….. (Je vous le donne en mille !) tampax !!! Et ouais, trouver des protections hygiéniques en Asie autre que des méga serviettes relève du miracle, j’aurais usé de mes talents de dessinatrice pour essayer, sans succès !! (J’ai même le droit à des regards outrés des pharmaciens !). 
Bref, on attrape un taxi pour nous conduire jusqu’à Donsol, à 1h30 de route. Notre conducteur est un vrai fou du volant, il a du oublier l’usage des freins, accélère dans les virages, alors que des mômes traversent sans regarder dans tous les coins ! On se retrouve très vite à ne plus dire un mot, et se regarder avec le regard du mignon petit porc qui part à l’abattoir. Je lui dis donc que je vais vomir partout s’il ne ralentit pas, ça le refroidit assez vite 😀 ! Et on peut enfin penser à admirer un peu le paysage ! Des petites cahutes de partout au bord des routes, de la végétation luxuriante, et on arrive à Donsol, dans notre hôtel. La vue sur le volcan Mayon est extraordinaire, un petit voile de fumée s’échappe de son cône parfait !


Ce coin a un tourisme uniquement lié aux requins baleines, mais comme c’est moins « facile » d’accès, et que les requins ne sont pas nourris (donc pas d’assurance d’en voir à 100%), il est quand même bien moins couru que beaucoup d’autres.On est dans un hôtel pas trop grand, ambiance assez sympathique (Elysia beach resort)

On savoure ces derniers jours de détente au soleil, on fait quelques plongées bouteille sur le site de manta bowl. C’est un site de lavage pour ces superbes poissons, mais nous n’aurons malheureusement pas la chance d’en voir. La visibilité est assez limitée, à cause du Krill, dommage. On patiente au fond, bien accroché au sol, mais nous n’aurons malheureusement pas la chance de voir manta ni requins baleines. Sur les sites de San Miguel Island, il y a de superbes plongées à faife, de beaux murs, des hippocampes, de la macro, … Mais encore une fois, une visibilité très réduite nous empêchera d’en profiter réellement, pas de chance !

Un petit saut en snorkeling sur donsol nous permettra enfin de voir le tant attendu requin baleine, même si encore une fois krill et planctons furent également de la partie !! Que c’est impressionnant, de se retrouver face à cette énorme bouche, et de regarder passer et encore et encore ce géant paisible, à côté de qui on se sent minuscule !!! On est aux anges =) merci Bicol dive center, qui a assuré avec brio les plongées bouteilles et PMT !!

Un petit tour à pieds et en petite mobylette améliorée nous feront découvrir les alentours, petit village charmant et typique.

Philippines 🇵🇭 3 – Pamilacan

C’est une petite île qui se trouve en face de Baclayon, et où vivent près de 1500 personnes. 

Historiquement, c’était des pêcheurs et surtout des chasseurs de baleines, dauphins, raies, requins. Maintenant, ils vivent plutôt du tourisme, pour des tours d’observation des dauphines et baleines. Ils continuent à pêcher de façon subsidiaire. 

On part donc de très bonne heure en espérant voir des dauphins, le lever de soleil est magnifique. Le quai est tout pourri et super pète-figure, on embarque sur un petit bateau qui ne paie pas du tout de mine (c’est peu de le dire !!) avec deux locaux. 

On a failli perdre nos tympans durant la traversée dans cet engin au moteur pétaradant, qui menace de sombrer a tout moment, le tout sans même voir un seul dauphin. Chienne de vie. Du coup, on est bien content d’enfin débarquer, même si on aura sûrement des acouphènes pour les prochaines vingts années. 

Un vieux fort espagnol nous accueille, surplombant une magnifique plage de sable blanc. Les décors est superbe, nous croisons tout au plus une dizaine d’autre touristes (ce qui est assez rare par ici !) dont des plongeurs qui passent quelques jours pour découvrir les spots des alentours. 

La journée a été super, avec une marche qui nous fera traverser l’île de part en part (En plein cagnard et en cramant littéralement par contre !! Une vraie fournaise sans coins ombragés !!). Les maisons sont très typiques et photogéniques, des coqs magnifiques sont posés sur des branches tous les cinq mètres (accrochés, car le sport national ici est, je le déplore, le combat de coq !! Ça me désespère.), des cochons, des enfants qui jouent au basket, des petits bateaux de pêche dans des décors idylliques, … 

Tout est propice au calme et à la contemplation, c’est une journée très calme et sympathique après des jours de plongée et visites plus intensifs. On se fait des petits plaisirs avec massages et bon poisson frais au barbecue !!

L’île vaut bien le détours, en définitive, même s’il n’y a pas des tonnes de choses à en raconter !

Philippines 🇵🇭 2 – Bohol

Après s’être mis des étoiles plein les mirettes avec notre session de plongée intensive, on prend quelques jours pour explorer l’île de Bohol. On a pris un AirBNB, la Casita de Baclayon, dans le village de… Baclayon. C’est un couple de néo-zélandais qui sont venus s’installer ici à la retraite : la vie étant peu chère, tu es le roi du pétrole si tu viens t’installer ici avec ta rente.

Ils ont fait construire une demeure magnifique au sein de la forêt, en respectant au maximum les principes écologiques, énergie renouvelable, puits d’air pour éviter d’utiliser la climatisation, deux bassins, … Tout est ouvert ormis les chambres (enfin, elles ne le sont juste pas totalement.).

Ils embauchent un tas de locaux, principalement des mères célibataires, étudiants pour les vacances, personnes en difficultés, … Pour surveiller la maison, s’occuper de leurs très nombreux chats et chiens, cuisiner, jardiner, .. Mais aussi pour fabriquer des objets locaux en faisant perdurer les méthodes ancestrales. Leur fille, Émilie, était sur le point d’ouvrir un café où elle comptait vendre l’artisanat et l’œuvre des locaux.

C’est une maison magnifique, Sally, Graeme et Émilie nous ont accueillis avec chaleur et de manière à ce que l’on se sente à la maison, ils ont été de super conseil pour les visites et pour nous aider à organiser tout ça. La ville est assez centrale, c’est un bon point de chute pour visiter Bohol (pas pour les plongeurs en revanche).

Chocolate hills

Nous ne pouvions pas louper les chocolate hills, qui sont un attrait touristique majeur sur Bohol : nous avions vu avant des photos du lieu, et des avis contrastés…

C’est une formation de quelques 1268 collines en forme de cônes, couvertes de végétation (sa couleur brune à l’automne leur donnant leur nom), issue de l’accumulation de corail et coquillage au fond de la mer, avant que le mouvement tectonique ne les fasse émerger. Ces sédiments ont ensuite été sculptés par l’érosion.

Comme pour tout, le site a été sujet à trop de tourisme (Jeep entre les collines au détriment de la faune et la flore, notamment.). Maintenant, il y a un point de vue où l’on peut monter pour avoir un beau panorama, le même dont vous trouverez des centaines de photographies sur Google. Il est précédé d’une bonne quantité de marchés à grimper, et comme on a choisi la formidable heure où le soleil est au zénith, on arrive en haut puant, essoufflés et rouge pivoine. Il y a du monde autours, mais malgré tout on a la place pour regarder tranquillement la vue, entre deux perches à selfies.

Bon, c’est joli et atypique, il faut avouer. Mais étonnamment, je trouve que ça rend beaucoup mieux en photo que ce que l’on voit ! (Y compris sur mes propres clichés). On ne s’éternise pas deux heures, c’est à voir mais ça n’a pas d’intérêt de squatter trois heures ici.

Les tarsiers

Il y a sur Bohol deux endroits où l’on peut observer les tarsiers, ces petits primates de 15cm aux grands yeux, qui semblent être issus d’un accouplement malencontreux entre grenouille, chauve souris, rat et singe 🐒

En effet, ses pattes et ses orteils sont très développés et ressemble à ceux des amphibiens. Sa queue est semblable à celle des rats, les oreilles sont celles d’une chauve souris, le corps celui d’un singe !! Il bouge très peu de son arbre, sauf pour gober un ou deux insectes.

C’est une espèce protégée, endémique du sud est des Philippines. On estime qu’ils sont moins de 1000 animaux sauvages (il est apprécié par les philippins en captivité en tant qu’animal de compagnie, et pour servir d’appât touristique également. A cela s’ajoute la destruction de son habitat naturel par déforestation…). C’est une espèce très fragile, qui ne supporte pas le stress et peu se blesser/donner la mort si elle se sent en danger. De ce fait, ils n’aiment pas tellement tellement les hordes de touriste qui beuglent et leur mettent le flash dans la face. Pour finir, ils ne peuvent faire qu’un bébé par portée, et beaucoup meurent dès les premiers jours.

Sur les deux endroits où nous pouvons les s’observer, on choisit donc le « tarsier sanctuary », qui lutte pour leur protection et pratique un tourisme raisonnable et raisonné : seuls quelques tarsiers sont visibles, 3 ou 4, pour préserver au maximum tous les autres. (Donc j’ai envie de pleurer quand je comprends que ceux que l’on voit ont ds risques de mourir a cause du stress que nous leur provoquons, youpi !). Des gardiens veillent à ce que les gens restent silencieux , ne s’approchent pas de l’animal, et ne restent pas top longtemps. L’argent gagne grâce aux visiteurs permet de préserver un grand site en arrière pour tous les autres tarsiers.

C’est minuscule, c’est beau, et ça ne ressemble à aucune bestiole que j’ai pu voir avant.

Balade sur l’île

Avec un « guide » local et sa voiture, nous avons fait le tour de l’est de l’île sur une journée (C’est à cette occasion que nous avons vu le sanctuaire de tarsiers et les chocolate hills). Ça nous donne envie de nous arrêter tous les deux mètres pour voir un village de pêcheurs, faire la photo d’une jolie maison, explorer une église, … On prendra donc le lendemain une location de scooters pour mieux explorer le coin, aujourd’hui c’est juste un coup d’œil rapide car le chauffeur est plutôt en mode conduite sans arrêt que tourisme 🤔

On a quand même pu voir de jolies choses, de jolies scènes de retour de pêche, des villages improbables avec trois cabanes au bord de l’eau, … C’est très pittoresque ! Les paysages sont verdoyants, les rizières légions, mais ce coin de l’île est tout de même peu habité et bien loin de l’agitation touristique qui règne à l’ouest !

Le lendemain donc, journée en scooter……. !!!

Alors, il faut avouer que ça a été tout à fait rocambolesque… Maman et moi n’avions jamais conduit un scooter, on était aussi à l’aise qu’une poule avec une fourchette… D’ailleurs, au bout de cinq fois que le gars de l’agence de location m’a demandé si j’étais sûre que ça allait aller, en me regardant avec un air super inquiet, j’ai bien compris que j’avais l’air d’une catastrophe ambulante.

Ceci-dit, après vingt minutes de conduite, on était des supers Warriors, on a même fait des pointes à 40km/h (on avait l’impression de faire de la formule 1 ! Schumacher sors de ce corps !).

Le tour à Tagbilaran, la ville principale, a été catastrophique, avec le trafic on était des dangers publics, pour les autres comme pour nous. Faut dire que les « sens interdits » dessinés à la main sur des petits bouts de carton, ça n’aide pas à ne pas se tromper. Bref. Ça aura quand même été une balade super sympa, on a vu des tas de jolies maisons, de petits villages, …

Et, en définitive, ça aura été une grosse tranche de rire, et j’ai été très contente de faire cette première expérience de scooter avec maman qui était aussi nulle que moi (et Alain, mais lui il gérait la fougère, et il était plutôt désespéré de devoir se coltiner les deux catastrophes derrière !!!).

Petite pause dans un restaurant super où on a mangé comme des rois, au marché local; La journée était vraiment géniale =)

Philippines 🇵🇭 – Panglao et ses plongées

La dernière étape de ce petit voyage Asiatique est donc aux Philippines,
Il me faudra une escale à Singapour, et donc 2 vols tranquilles avec Singapore airline (aucun souci, et beaux uniformes pour les hôtesses :p !), afin de rejoindre l’aéroport de Manille…… Et surtout maman et Alain que je retrouve là-bas !!!!

Nos retrouvailles sont tout à fait émouvantes : il fait super chaud, l’aéroport est bordélique à souhait, on ne se retrouve pas (alors qu’ils sont arrivés 1h30 avant moi), il n’y a pas la wifi, les gens à qui je demande de l’aide me regardent comme une voleuse de téléphone, je suis fatiguée et persuadée que je vais mourir seule sans plus jamais revoir ma famille. 
(Bon, ok, pas à ce point là, mais c’était vraiment chiant hein !!). On a donc mis 1h pour arriver à se contacter et comprendre que nous étions pas du même côté de la douane. Maman s’est dit que comme ça avait été beaucoup trop simple, c’était une charmante idée de laisser son sac à main à côté des tapis à valises. 
Ensuite, on a eu droit au chauffeur de notre chambre d’hôtel qui met 3 plombes à venir, en tirant la gueule, et en tendant la main « TIP. » (pourboire). Ça commence bien…….

L’hôtel est très sommaire (Alicia appartments, pas cher, et pas loin de l’aéroport, donc on ne peut pas être trop exigents), en plus d’être super bruyant. Pas grave, on a que 3h de sommeil avant de retourner à l’aéroport de toutes façons…
On se retrouve donc après une nuit toute pourrie, avec des méga cernes, beaucoup trop d’affaires dans nos valises pour tout trimballer (heureusement on pourra en laisser dans l’hôtel pour le retour), mais on est au moins ensemble et super contents de se retrouver aux Philippines pour deux semaines de plongées et de soleil en plein hiver !!!

Les Philippines

Un petit rappel sur les Philippines, tout de même !! C’est un archipel qui compte 7641 îles, dont à peine deux milliers sont habités. Il est sous un régime de république, avec un gouvernement relativement autoritaire.

Son histoire coloniale est espagnole, ils sont indépendants depuis 1898. Cependant, comme toujours, les espagnols ont fait un travail d’évangélisation irréprochable, et les églises sont légion. Il s’agit de l’état asiatique avec la plus forte proportion de catholiques ! Les noms des villes tout comme les intonations des langues locales sont très marqués par cette vieille présence espagnole. Les États Unis, qui ont soutenu les Philippines dans leur décolonisation, les ont ensuite rachetées 20 millions aux espagnols… Et les voilà en 1898 sous le joug de nouveaux « maîtres » !! C’est le pays asiatique le plus occidentalisé, et les Américains ont eu à coeur de déhispaniser la population : il y a une triple culture surprenante, j’ai beaucoup aimé ce mélange improbable.

On notera que nous n’avons eu AUCUNE difficulté à communiquer, tant l’anglais des habitants est irréprochable ! En bref, ils sont (à peu près) indépendants depuis 1935, totalement après l’occupation japonaise durant la 2nde GM.


En économie, c’est un pays très développé comparé à ses voisins. La politique et l’économie sont dirigées par des dynasties familiales qui ont la main-mise sur le pouvoir. Les îles du Sud sont en proie à de nombreux attentats, les communautés musulmanes et catholiques ne vivant pas en harmonie (surprenant !). Le président mène une lutte acharnée contre la drogue, a très régulièrement des propos polémiques (banalise le viol et traite des présidents d’autres États de « fils de pu** » en conférence de presse), se présente lui-même comme un dictateur, … Les opposants sont traqués, les peines de prison sont de manière générale très sévères pour quel crime qu’il soit. Bref, c’est pas la joie du côté politique ! (Il a cependant mis en place une couverture maladie généralisée, et rendu l’éducation gratuite…).


D’un point de vue géologique/météo, c’est un archipel volcanique, avec toujours une douzaine de volcans actifs et de nombreux tremblements de terre; montagneux et couvert de forêt tropicale, donc… On dit merci à la déforestation et au nutella pourtant, il ne reste plus que 10% de forêt à ce jour. Ce pays aux habitations plus que précaire se fait régulièrement visiter par des (super)typhons aux conséquences dramatiques. En 2013, le pays a été touché par un tremblement de terre très destructeur (À Bohol, 300 morts  et de nombreuses destructions), puis par un super typhon (le cyclone le plus violent jamais recensé et suivi, avec des vents de 315km/h lorsqu’il a touché les Philippines, occasionnant probablement plus de 5.000 morts).Bohol en porte encore des stigmates, et surtout de nombreux habitants nous en parleront avec un grand traumatisme et des angoisses toujours présentes pour ces populations sujettes à tant d’aléas climatiques ! 


Le climat est tropical-humide. Nous y sommes en Février, sur la fin de la saison froide, avec des températures tout à fait acceptables, une humidité moins catastrophique qu’à l’automne. C’était vraiment une belle période pour partir et nous n’avons pas souffert d’une météo trop chaude ou humide. 


Nous avons donc, après beaucoup d’hésitations, choisi de plonger dans les Visayas, un archipel au sein de l’archipel des Philippines (Il y a tellement de spots de plongée réputés tous plus beaux les uns que les autres !!). Ça n’a pas été facile de choisir, on s’est basé sur de nombreux sites et conseils, en fonction de la période de l’année, et de ce que nous préférions voir (certains spots sont plus basés sur les épaves, les gros, …). Une chose est certaine, nous n’avons pas regretté notre choix ! L’île de Bohol offre un très bon compromis pour faire de la plongée ET de la visite terrestre. 


Bref, revenons-en au voyage itself !! Après 2 pauvres heures de sommeil, on retourne donc à l’aéroport, pour un vol domestique qui va nous amener sur l’île de Panglao. Il n’a que 2h de retard, il semblerait que la ponctualité ne soit pas une qualité ici, et que nous soyons donc chanceux dans notre malheur. On survole plein de petites îles entourées d’eau turquoise il paraît, moi je dors la bouche ouverte la face écrasée contre le hublot. 
C’est parti pour le séjour plongée !!! 


Notre hôtel (Seapearl of Alona) est super, familial (6 chambres autours d’une piscine), une ambiance extra avec des jeunes employées toutes jolies et débordante d’énergie et de sourire (et qui cherchent des français pour se marier !). Petits déjeuner nickel, calme, navette pour aller à deux pas de la plage et de notre club de plongée. Je conseille vivement l’établissement =) !! 

Le club de plongée est génial aussi, c’est le « seaquest dive center« . Il y a un moniteur francophone, tandis que les autres sont anglophones. C’est un moniteur philippin qui va nous encadrer durant nos 10 plongées, Harold. Nickel niveau sécurité, très sympa, de bon conseil pour les choix de plongées, et il nous a bien sûr montré des tas de belles choses !!!

Panglao a permis de faire des plongées très diversifiées, mention spéciale pour le site de « Balicasag », un sanctuaire marin pour lequel il faut impérativement réserver (il y a de quotas journaliers pour préserver faune et corail, mais on remarque sans peine à quel point le site est surexploité : même avec ces quotas, les bateaux de plongées mouillent les un à côté des autres, et on voit de nombreux débutants qui y sont balancés en plongée sans notion préalable, qui doivent s’en donner à coeur joie à grand coup de palmes dans le corail… Bref…). On a adoré les bancs de jackfish énormes, des centaines (ou plus ?!) de poissons qui te tourbillonent autours et t’incorporent dans leur bande de copains !!! Les tortues par dizaines également, les massifs coralliens sont très beaux et colorés, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas fait autant plaisir en plongée =) !!


Pour la plongée, il y a un gros souci d’afflux touristique incontrôlé, de clubs peu scrupuleux, de normes de sécurité aléatoires, et de pratiques à bannir (aller plonger avec des requins baleines nourris à cet effet, qui ne migrent donc plus, dont la reproduction est quasiment devenue inexistante, qui développent des tas de maladie; Tout ça pour se faire câliner et prendre en photo à 10cm de leur face par des hordes de touristes avec leur beau gilet de sauvetage, qui n’ont jamais appris à nager.) Bref, c’est à gerber, mais c’est un commerce très lucratif, donc… Profit avant tout !!   (En dessous, l’image explique pourquoi cette pratique est délétère : les requins baleine n’ont pas tous les nutriments nécessaires, ils ne sont pas censés rester si longtemps en surface, ils sont censés migrer pour leur cycle de reproduction, ils se blessent en s’approchant des bateaux, ce sont des espèces protégées)

Sinon, on aura fait une plongée de nuit magnifique (avec des bestioles qui clignotent, des murs de coraux superbes, des petits poulpes, …), une épave à 38m qui abritait des poissons trop beaux, bref…Les adeptes de plongée le savent : impossible de décrire ce plaisir, être sous l’eau, dans le calme, en osmose avec l’environnement et… S’en prendre plein la vue, à ne plus savoir de quel côté regarder !! Comment faire comprendre cela ? 

Pour la ville en elle-même, c’est un gros tas d’hôtels, et à part des hôtels il y a aussi… Des hôtels en construction. Et des restaurants, et des magasins pour les touristes. Le restaurant du club de plongée était nickel, les autres c’était un peu de l’attrape-couillon. Bon, c’est quand même pratique d’être sur place pour plonger, mais pour visiter le reste de l’île, nous sommes bien contents d’avoir décidé d’aller dormir ailleurs, dans un petit village qui n’était pas touristique, à la rencontre de gens qui vivent sur place.